Une gauche sectaire

Publié le par Buffalo (de l'Equipe de Débattons !)

Cette gauche que nous connaissons, en France, a un sens profond du sectarisme qui se manifeste par deux grands principes :
 
* Les riches et les patrons sont méchants
 
*Le bien-fondé d’une proposition dépend de sa provenance
 
Plusieurs exemples illustrent avec brio la stricte application des ces deux grands principes de vie :
 
 
 
 
 
Les riches et les patrons sont méchants !
 
 
 
Qu’on se le dise, la richesse est une tare et les riches sont condamnables ! Ainsi, M. Hollande ose déclarer en juin 2006, sur le plateau de l’émission dominicale Ripostes, qu’ « [il] n’aime pas les riches ». De même, Mme Royal a refusé il y a quelques mois de se rendre à Deauville, sous prétexte que cette cité était « une ville de riche ». Et n’oublions pas non plus que le MEDEF est en fait le syndicat du diable !! Brrr.
 
Amusant de constater par la suite que ce couple est en fait soumis à l’ISF. Pour autant, cela ne les empêche pas d’attaquer M. Sarkozy en le dénonçant comme quelqu’un « qui monte les Français les uns contre les autres » (Doit-on donc comprendre que les riches ne peuvent être Français ? Si on laissait aux socialistes le soin d’appliquer leurs méthodes et leur programme, ce serait assez vite une vérité établie !).
 
 
 
 
 
Le bien-fondé d’une proposition dépend de sa provenance !
 
 
 
 
Alors que les partis de tout bord ont émis l’idée dans leur programme de mettre une dose de proportionnelle lors des élections législatives, il est interdit à l’UMP de le faire, sous peine d’être accusé de chercher à se placer dans les petits papiers du Front National. Si l’on en croit la gauche, seul Jean-Marie Le Pen a le droit de parler d’immigration, seule la gauche a le droit d’évoquer M. Jaurès ou de proposer la proportionnelle… Un jour, le Parti Socialiste rédigera à sa place le programme de l’UMP !
 
Enfin, il est affligeant de constater que depuis des décennies, il semble tout à fait normal que le Parti Socialiste crée des coalitions, au niveau local ou national, avec l’extrême gauche, alors que la droite, bien sûr n’en a pas le droit, mais en prime, n’a pas non plus la bénédiction de la gauche pour aborder des thèmes jusque là évoqués uniquement par M. Le Pen. Le totalitarisme de gauche est moins maléfique que le totalitarisme de droite…
 
Ce jugement est bien sûr validé par le fait que ce soit des militants d’extrême gauche qui ont ces derniers jours manifesté, brûlé des voitures pour rejeter l’issue d’un scrutin démocratique.
 
Qui n’est pas de gauche n’est pas démocrate semble la vision qu’a une partie de la gauche du monde politique.
 
 
 
 
 
 
 


Demain : une gauche discrète (enfin, quand ça l'arrange)

Publié dans Post-présidentielle

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