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Publié le par Buffao (de l'équipe de Débattons !)

PARIS (AFP) 

Arlette Chabot, directrice de l'information de France 2, a estimé mardi qu'un reportage sur l'élection législative dans la 2e circonscription de Gironde, critiqué par Ségolène Royal, était "irréprochable" et respectait l'égalité entre les candidats.

"Le sujet (...) était parfaitement irréprochable. Il y avait une égalité de temps d'expression entre les deux candidats", a indiqué Arlette Chabot, interrogée par l'AFP.
 

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal, qui était l'invitée de France 2 dans le cadre du journal de 20H00 lundi, avait mis en cause l'impartialité de la chaîne, en soulignant notamment que le nom d'Alain Juppé, candidat de l'UMP, était cité à plusieurs reprises dans ce reportage, alors que celui de la candidate socialiste n'avait pas été mentionné.

 
"Lorsqu'une personnalité nationale est en compétition, on s'intéresse d'abord à cette personnalité là, même si on donne aussi la parole à ses adversaires", a souligné Arlette Chabot, ajoutant que France 2 avait "le sentiment d'être irréprochable".

 
Quant au présentateur du journal, David Pujadas, il a réaffirmé à l'AFP, comme il l'avait fait à l'antenne, qu'il n'y avait "aucun parti pris" dans le reportage. David Pujadas a précisé qu'il ne l'avait pas vu avant sa diffusion pendant le journal. "On peut toujours discuter sur les modalités, mais l'essentiel était que Mme (Michèle) Delaunay ait la parole", a-t-il dit.
 

Le présentateur a souligné qu'il n'y avait, selon lui, "rien de désobligeant à dire que quelqu'un est en difficulté", un reproche également formulé par la responsable socialiste.
 

"Il est normal que les partis soient vigilants. Mais dans ce cas d'espèce, le terme de +scandaleux+ (ndlr: utilisé par Ségolène Royal) n'était pas correct, car le reportage était équitable", a-t-il estimé.
 

Dans une lettre ouverte à Mme Royal, la Société des Journalistes (SDJ) de France 2 a qualifié ses propos d'"attaque insultante". "Les reportages diffusés reflétaient une réalité politique au lendemain du premier tour des législatives", indique la SDJ.
 

"Même si la critique des médias devient une technique politique, sachez, madame, que la SDJ de France 2 s'est toujours défendue lorsqu'elle s'estime victime d'attaques injustes", écrit encore la Société.
 

Le Syndicat national des Journalistes (SNJ) de France 2 n'a pas souhaité commenter directement les reproches de Ségolène Royal , mais a fait valoir qu'il avait interrogé à plusieurs reprises la direction sur une "baisse" de la "crédibilité" de la rédaction pendant la campagne présidentielle, sans obtenir de réponse satisfaisante.
 

"Tout semble fait pour nous empêcher de poser des questions sur les manquements à la déontologie", notent les délégués du personnel SNJ et SNJ-CGT de France 2 , dans une lettre adressée fin mai au président de France Télévisions, Patrick de Carolis.







http://fr.news.yahoo.com/12062007/202/arlette-chabot-defend-un-reportage-critique-par-segolene-royal.html

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Aur鬩en Royer 14/06/2007 13:05

Je ne voulais pas laisser de commentaire avant d'avoir pu regarder moi-même les reportages en question, ne les ayant pas vu le jour de leur diffusion. Car, en fait, il y a deux sujets qui ont été diffusé sur la deuxième circonscription de Gironde, l'un au JT de 13j et l'autre, plus complet, au JT de 20h.Je suis choqué de l'attitude des socialistes qui se focalisent sur de telles bétises !! Non seulement le sujet était équilibré entre les deux candidats du second tour, mais les seuls critiques qui ont été faites n'ont pas de fondement. 1- le journaliste ne cite jamais le nom de la candidate PS mais, quel que soit son nom, le téléspectateur a bien compris de qui il s'agissait, d'autant que l'on voit le siège de sa permanence oùm le nom apparaît. 2- le sujet est focalisé sur Alain Juppé, qui n'est pas n'importe qui, son sort intéressant, au-delà des clivages, tous les Français puisqu'il est ministre !Je suis vraiment navré de voir à quel point la bassesse politique peut nous entraîner... encore hier, avec la polémique sur le discours de Sarko en Russie. Je ne l'ai pas vu non plus mais il paraît qu'il n'a pas bu que de l'eau: et alors? où est le problème? Tous les Français, dans les repas un peu exceptionnels, boivent un apéro, un verre de blanc et un verre de rouge...Je ne crois pas que ce genre de débat mérite d'avoir une place dans les médias car ils participent aussi à ce dégoût des hommes politiques, qui conduisent des millions de Français à l'absentionnisme.