Sarkozy revient sur son gouvernement

Publié le par L'équipe de Débattons !

            A peine le Gouvernement Fillon II est-il formé, que M. Sarkozy nous explique ses choix, au travers d’une interview au journal Le Parisien d’aujourd’hui, et d’une autre ce soir sur TF1 depuis l’Elysée.
            Dans Le Parisien, nous apprenons qu’il désire "aller encore plus vite, encore plus loin" (et devient de ce fait un concurrent pour M. Hollande pour le titre d’Olivier Minne de la politique, lol). Il ne considère pas le second tour des législatives comme un échec ou comme un désaveu : "J'ai gagné pas une, pas deux, pas trois, mais quatre fois." Il constate également que sa large majorité pourrait faire rêver des dirigeants d’autres pays à l’instar de Mme Angela Merkel.
            Une nouvelle fois, il confirme qu’ayant pris bonne note de la nouvelle donne politique issue du quinquennat, il sera un président présent et actif, car il estime "les Français m'ont élu pour que je fasse, pas pour que je fasse faire". Sentiment qu’aurait-eu également Mme Royal, je le pense en tout cas, le cas échéant.
            Il revient ensuite sur les membres de son Gouvernement ; Ni M. de Castries, ni M. Bertrand n’ont eu Bercy, le premier faisant "trop Cac 40", et "c'était trop tôt" pour le second
 
           
            Certains, à gauche notamment et bien évidemment, mais aussi à droite, ont d’ores et déjà critiqué ce gouvernement :
 
- sur l’ouverture, je pense qu’Hesnoone et moi sommes déjà revenus sur l’hypocrisie manifeste du Parti Socialiste sur ce point comme sur tant d’autres dans le passé. Notons cependant que la nomination du socialiste (ou peut-être déjà ex-socialiste) M. Bockel a été critiqué et par la droite et par la gauche alsacienne, chacun dénonçant une « trahison ».
 
- concernant la moindre place faite aux femmes, en tout cas en pourcentage, je pense qu’il faudrait prendre en considération la place que trois d’entre elles occupent : M. Lagarde à Bercy, M. Alliot-Marie à l’Intérieur et M. Dati à la Justice. Il s’agit de ministère de poids, de ministères régaliens.
 
 
 
 
Désormais, le temps des élections est passé, le temps de la parole est écoulé. Jugeons les actes !
 
 
 
Buffalo

Publié dans Législatives

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Buffalo (de l'Equipe de Débattons !) 27/06/2007 18:49

Désolé tout d'abord de ne pas vous avoir répondu plus tôt (impératifs scolaires...)1. Je ne pense pas qu'il faut accorder trop d'importance à ce "je". J'imagine que lors de la victoire de sarko, certains de sont camp (et peut être à mon très très humble niveau, moi aussi) ont du se dire "nous avons gagné".2. Concernnabt ce point, je suis en accord avec vous... Je rapportais ses propos sans commenter. IL est vrai qu'il compre des choses qui ne le sont pas !3. ok4. j'en prends bonne note.5. Je passerai voir ce que vous en dites, car à chaud, je ne vois pas le côté hasardeuxBuffalo

Aur鬩en Royer 22/06/2007 19:28

Pour reprendre les différents points de votre article, voici mes impressions: 1- "j'ai gagné": pour reprendre d'idée de l'éditorialiste de l'Express, cette phrase montre bien que les candidats UMP ont été élu pour voter les décisions du chef. Cette phrase, que je n'ai pas entendu moi-même (mais je vous fait confiance), ne m'inspire donc rien de bon.2- la majorité qu'il obtient, certes confortable, s'est réduite. Donc, si les dirigeants européens rêveraient de telles majorités, ils auraient sans doute préféré celle dont bénéficiait Jacques Chirac. Mais, il ne me semble pas pertinent de faire cette comparaison, dans la mesure où la majorité à laquelle nous sommes parvenus est le fruit d'un système électoral qui est une anomalie en Europe (Sarko ferait bien de ne pas comparer ce qui n'est pas comparable: du fait des différences de mode de scrutin, les diriegants européens en question n'obtiendront jamais de telles majorités).3- il a raison de rappeler que sa conception du président est celle d'un président qui gouverne et non qui préside: c'est ce qu'attendent les Français. Nous voulons un président plus présent: qu'il tienne parole !4- le débat sur l'ouverture est faussé dès le début: je ne pense pas que le gouvernement ait intérêt à s'en vanter aussi constamment, puisque les UMP avaient très largement critiqué une idée née dans l'esprit des centristes. Quant aux réactions socialistes, vous savez ce que j'en pense...5- pour ce qui est de la place des femmes, je suis d'accord avec la conclusion en gras, mais, à y regarder de plus près, du côté des secrétariats d'Etat, on a mis des femmes dans des attributions plus ou moins hasardeuses. Voir mon blog.Maintenant que la France est sortie de cette longue phase d'effervescence politique, et avec le vrai début de la présidence Sarkozy (qui a plutôt bien commencé), vient le temps des actes !