Comment assumer le fait..que ce n'est pas de sa faute

Publié le par Buffalo (de l'équipe de Débattons !)

"J'assume sans problème ma part de responsabilité", nous informe Mme Royal dans un entretien accordée à Paris-Match de cette semaine, avant de préciser, dans la même phrase, que ce "qui nous a le plus manqué, c'est le temps pour mener jusqu'à son terme la mutation de notre parti et son projet politique. Les Français ont bien senti cet inachèvement, et entre nous, ces décalages, parfois ces contradictions qui persistaient"

"Les procès en hérésie qui m'ont été faits en pleine campagne nous ont coûté combien de millions de voix?", se demande Mme Royal. "L'hérésie d'hier devient le moteur de la rénovation et la doctrine de demain."



On peut donc se demander quelle part de responsabilité assume-t-elle, et quelles conclusions en a-t-elle tiré. Il me parait contradictoire de déclarer qu'elle a manqué de temps, alors qu'elle s'est préparée depuis la fin 2005 (je ne me souviens pus de la date exacte où elle annonçait que si elle était la mieux placée, elle se présenterait, mais c'était en 2005, avant même son voyage pour soutenir Mme Bachelet), et que de toute façon, elle n'a rien fait pour collaborer avec le parti une fois désignée candidate. Du temps en plus ne l'aurait pas permis de mener à son terme une mutation qu'elle n'avait même pas entamé.

Elle se plaint desprocès en hérésie, mais elle semble oublier les lauriers que les médias lui ont tressés pendant de nombreux mois, ce qui a eu un impact non négligeable sur sa désignation. Combien de voix de militants tout d'abord, puis ensuite de sympathisants socialistes les articles la présentant comme la Madone des sondages lui ont-ils donné ?

 

Non, bien sûr, cela ne compte pas ! La défaite est indubitablement dûe au temps et aux autres, médias et camarades socialistes !




P.S. : Le blog devrait se poursuivre, une fois le temps s'installer dans nos nouvelles villes et de trouver des accès à internet réguliers ! 

Publié dans Post-présidentielle

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Buffalo (de l'Equipe de Débattons !) 15/09/2007 20:22

D'accord, mais si elle estimait que ces projets n'étaient pas au point, pourquoi les a-t-elle présentés ? Je trouve que reconnaître après les élections que certaines des propositions n'étaient pas tenable ou autre n'augmentera pas la crédibilité de politiques. Présentés des programmes au point auxquels on croit, si !Je n'ai pas eu l'impression que Sarko a été épargné pendant cette campagne lui non plus. Se présenter aux suffrages des Français, c'est accpeté les attaques de toutes parts et de tous niveaux ; c'est malheureux bien sûr, mais c'est comme ça

Aurélien Royer 15/09/2007 20:15

Elle reconnaît ici que le projet du PS (qui devait être celui du candidat !) n'était pas tout à fait au point... quant à son propre projet (le Pacte présidentiel qu'elle a proposé aux Français), il s'agissait d'une version qu'elle croyait amélioré du projet PS !Quant à sa préparation pour le poste, chacun ayant son style, on ne peut pas choisir un homme ou une femme selon son allure, son physique, ou son charisme. je ne dis pas que ces critères ne comptent pas, mais je pense (on a le droit de penser le contraire !) que le projet, les propositions de réforme doivent être le principal critère de choix d'un candidat. Les attaques qu'elle a aussi subi pendant la campagne n'ont pas amélioré son image sur sa capacité à gouverner...

Buffalo (de l'Equipe de Débattons !) 15/09/2007 19:33

"ce qui leur a le plus manqué, c'est le temps pour mener jusqu'à son terme la mutation de notre parti et son projet politique"C'est donc elle-même qui indique que son projet politique n'était pas au point, pas moi !Je pense également qu'elle n'était pas prête. Mais alors, quelle confiance doit on accorder à un homme ou une femme politique qui se propose pour un poste auquel il n'est pas encore prêt, ce qu'il finit par reconnaître APRES  ?

Aurélien Royer 11/09/2007 21:30

Je ne suis pas d'accord avec votre article:- le temps qu'il a manqué ne concerne pas le projet de Ségolène Royal (qui n'était pas vide et a convaincu quelques millions de Français) mais la rénovation du parti. Après 2002, le parti aurait du se remettre en cause... mais, les régionales remportées, les cadres ont cru que 2007 était déjà gagné.- Ségolène Royal n'était sans doute pas prête pour une campagne présidentielle: il est donc difficile pour elle de reconnaître qu'elle n'y était pas prête. Elle s'en prend donc aux autres: notez au passage, que ces "autres" ne se privent pas pour taper sur elle.