Réformes sociales

Publié le par Buffalo (de l'équipe de Débattons !)

Le Président de la République a défini hier ce que serait les grandes lignes de la politique gouvermentale en matière sociale.

Une grande partie de son intervention était consacrée au(x) problème(s) des retraites ; en préambule, il annonce qu'il ne réformera les retraites "sans inclure les régimes spéciaux" dans cette éventuelle remise en question de notre système actuel. D'après lui, "tous les sujets seront sur la table" lors des rencontres entre M. Bertrand, Ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité et les syndicats, notamment les "décôtes, surcôtes, rythme d'application de la réforme". L'objectif avoué de M. Sarkozy est "l'équité".

Il faut savoir que dans l'ensemble des régimes spéciaux de retraite il y a plus de 500 000 actifs pour financer 1,1 million de retraites. Dans le privé, les chiffres sont respectivement de 18 et 15 millions. Deux exemples de régimes : celui attenant à la RATP offre un âge moyen de départ à la retraite de 54,8 ans. Le déficit de la caisse de retraite est de 22.000.000.000 € ! Encore mieux pour les agents de la SNCF : ils partent en moyenne à 52,5 ans, et le déficit culmine à plus de 100.000.000.000 €... (1)
De quoi faire réfléchir ! Le régime est donc clairement inique à l'heure actuelle : pourquoi un conducteur de trains aurait-il le droit de prendre sa retraite presque huit ans avant un chauffeur de cars scolaires ! Les pénibilités à l'origine des ces privilèges ne sont plus !

Pour tous, M. Sarkozy prévoit de allonger d'un an la durée de cotisation, en passant de 40 à 41 ans à l'occasion d'une grande réforme qui devrait avoir lieu courant 2008. La question de la revalorisation des pensions y sera également posée, notamment pour les moins élevées. En parallèle, et en écho à l'article debattons.over-blog.fr/article-12114535.html, les préretraites seront moins intéressantes pour les chefs d'entreprise car "plus lourdement taxés".

Je ne vais pas m'étendre sur l'allongement du nombre de trimsestres de cotisations, proposition plus qu'adéquate. Par contre, essayer d'augmenter l'employabilité des seniors tuera dans l'oeuf le dilemme posé par l'idée de travailler plus vieux, mais en étant licencier bien avant d'atteindre cette limite entre travail et retraite.



A ses réformes s'ajoute la fusion de l'ANPE et de l'Unedic, dans le but d'économiser l'argent de l'Etat, et de contrôler plus efficacement les demandeurs d'amploi. D'ici la fin de l'année seront fixées les procédures et les sanctions qui se déclencheront lorsque un chômeur refusera plus de deux offres d'emploi "valables" (il a précisé ces jours derniers que la définition de ce qu'est un emploi valable pour un demandeur d'emploi sera négociée avec les partenaires sociaux).

 
A titre personnel, je ne suis jamais entré dans une agence ANPE ou à l'Unedic, mais il ne me parait pas idiot de permettre à un demandeur d'emploi d'avoir accès à  tout, depuis un seul et unique guichet.  Les personnes éventuellement concernées pourraient-elles m'exposer leur avis ?

 



(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gimes_sp%C3%A9ciaux_de_retraite

Publié dans Economie-Social

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Bufflo (de l'Equipe de Debattons !) 20/09/2007 20:18

Post scriptum : Information trouvée dans l'hebdomadaire Le pointLa dure moyenne de la retraite d'un agent de la SNCF est de 26,4 ans. A comparer avec celle des salariés du privé qui n'est que de 17,7 ans !!