Relation Sarko/UMP

Publié le par Buffalo (de l'Equipe de Débattons !)

Alors que sur certains domaines, des critiques commencaient à s'élever au sein des parlementaires de la majoritré face à l'action gouvernementale, M. Sarkozy a reçu hier les députés et les sénateurs de l'UMP...

* Gouvernement et Premier Ministre :
Le Président de la République s'est dit "fier " de son équipe et a renouvelé sa "confiance totale" et son "amitié" envers M. Fillon.
Il met ainsi fin, pour un temps du moins, aux tensions qui ont pu exister entre les deux hommes (l'emploi du mot collaborateur d'un côté, ou de faillite de l'autre, etc.)

*Ouverture :
Il a rappelé qu'il ne voulait pas d'un "Etat UMP". L'ouverture de serait pas un de ses choix, mais un de ses "devoirs".
Il s'agit donc, après son allocution télévisée, d'un nouvel indice qui laisse à penser que tôt ou tard, avant ou après les municipales, de nouveaux personnalités de gauche feront leur entrée dans le gouvernement, au risque de mécontenter les électeurs de droite, qui n'ont certainement pas voté pour M. Sarkozy pour voir M. Lang au gouvernement.

*Débat dans la majorité :
"On [en] a besoin", mais il ne faudrait pas oublier l' "unité entre nous" car le succès ou l'échec sera partagé à terme, lorque "les Français jugeront"
Le fait qu'il y ait des désaccords publics entre le M. Sarkozy et le gouvernement d'un côté, et la majorité parlementaire de l'autre, montre bien que les peurs qu'avaient certains devant l'écrasante victoire annoncée de la droite aux législatives étaient en partie infondée. Sur de nombreux points, il y a des députés ou des sénateurs de droite rejoignent les élus de gauche (tel l'analyse ADN au Sénat).

*Réformes et rigueur :
Les premières ne se limitent pas à celle des régimes spéciaux, a-t-il en substance déclaré, proposant par la même occasion de travailler sur une taxation des stocks options pour financer la protection sociale.
La rigueur ne sera pas au rendez-vous, car il considère que "la réforme pour moi, ce n'est pas une purge (...) Ce n'est pas la politique par laquelle les élites font payer au peuple les fautes que les élites elles-mêmes ont commises."
Il contredit sur ce point M. Hollande qui avait quasiment prédit et assuré il y a quelques jours un plan de rigueur dès le lendemain des municipales.

Au final, M. Sarkozy a donc assuré à sa majorité, en tout cas une partie de sa majorité, qu'il garderait le cap. Pour leur plus grand plaisir, poursuite des réformes, ou leur déplaisir, poursuite de l'ouverture à gauhe.

 

 

Publié dans Politique politicienne

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Jacques Heurtault 04/10/2007 23:15

Ce qui est important, c'est que les réformes se fassent ... Pour cela, il faut être le plus nombreux possible.