Réagissez ! Détail et conséquences

Publié le par Buffalo (L'équipe de Débattons !)

L'histoire du détail prend de l'ampleur en ce début de semaine. Voici un article récapitulant les principas réactions, avant , espérons-le, de clore le chapître et de retourner vers des sujets de fond !

PARIS (Reuters) - Le gouvernement doit gérer critiques de l'opposition et divisions de la majorité sur la loi de maîtrise de l'immigration, ébranlée par les polémiques sur les tests ADN et l'hébergement d'urgence.

 

Après le tollé provoqué à gauche par les propos de François Fillon, parlant de "détail" à propos des tests ADN proposés aux candidats au regroupement familial, le président du Modem, François Bayrou, corrige à son tour le Premier ministre.

"S'il s'était agi d'un simple détail non essentiel à la loi (...) on aurait évidemment pu s'en passer", déclare-t-il dans une tribune écrite pour une édition spéciale des Echos rédigée par 80 députés.

"Or, le combat pied à pied mené par le gouvernement, pendant des jours, pour sauver le principe de cette disposition montre assez, que, pour certains, elle n'était pas secondaire", ajoute-t-il.

Pour François Bayrou, il est "de l'honneur de notre pays et de son Conseil constitutionnel de dire que ce texte n'est pas conforme aux valeurs républicaines."

A droite, les anciens Premiers ministres Edouard Balladur et Dominique de Villepin, notamment, ont demandé la suppression de cet article qui devrait être - sauf recul du gouvernement - entériné le 16 octobre par une commission mixte paritaire (CMP) avant d'être soumis aux députés et sénateurs.

Dans une publicité publiée par Le Monde, daté du 8 octobre, France Terre d'Asile remercie les élus, syndicalistes et personnalités qui ont "agi avec coeur et raison" pour préserver, à l'occasion du débat au Sénat, "une certaine idée de la France, terre d'asile depuis 1793, de son rôle en Europe et dans le monde."

Parmi les dizaines de milliers de signataires de deux pétitions nationales figurent plusieurs élus UMP cités par l'association, dont Claude Belot, François Goulard, Francis Grignon, Hugues Portelli, notamment.

Le député socialiste européen Vincent Peillon dénonce également "l'erreur" de François Fillon qui a repris un mot lancé en 1987 par le président du Front national Jean-Marie Le Pen à propos des chambres à gaz de la Seconde guerre mondiale,

"Ce n'est pas un détail, c'est quelque chose d'essentiel. C'est comme si l'on disait 'la démocratie, les droits de l'homme, c'est un détail'. Là, je pense qu'il fait une erreur", dit-il sur LCI.

Aux yeux de Vincent Peillon, la majorité et depuis longtemps Nicolas Sarkozy "jouent à des choses dangereuses qui vont, non pas dans la restauration de l'identité nationale (...) mais dans son abaissement."

BATAILLE DERISOIRE ?

En revanche, Jean-Marie le Pen ne voit dans les critiques visant le Premier ministre que la marque de la "tyrannie intellectuelle qui règne" en France sous la pression de "lobbies."

"Je trouve cette bataille dérisoire, non pas seulement par l'usage abusif qui est fait de ce mot ostracisé par la politique. Je parle du mot 'détail'", a déclaré le président du FN sur RTL.

"Un simple mot utilisé par un homme politique est frappé tout de suite de tas de difficultés. C'est dire à quel point les lobbies qui gouvernent la pensée collective sont puissants et capables de diaboliser qui que ce soit", a-t-il ajouté.

Le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, reproche désormais au député UMP Thierry Mariani, auteur du premier amendement controversé sur les test ADN, d'avoir rajouté "sans concertation" un second texte sur l'hébergement qui a semé la zizanie au sein du gouvernement.

Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités, s'est en effet opposé à toute mesure qui exclurait les immigrés en situation irrégulière de l'hébergement d'urgence.

Pour lever les "inquiétudes" et "interrogations", Brice Hortefeux a annoncé dans un communiqué co-signé par Martin Hirsch et Christine Boutin, ministre du Logement, qu'il recevrait lundi les associations concernées.

Selon ce texte, le droit pour toute personne d'être accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence "n'est pas remis en cause."

En revanche, elle ne pourra faire valoir un droit à un logement au titre de la loi DALO, instituant le droit au logement opposable, "si elle ne peut pas justifier de la régularité de son séjour en France."


http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20071008/tts-france-immigration-fillon-peillon-ca02f96_4.html

 

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