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Publié le par Buffalo (de l'Equipe de Débattons !)

EKATERINBOURG, Russie (Reuters) - De Vladivostok à Kaliningrad, par une température glaciale, 109 millions d'électeurs russes votent ce dimanche pour renouveler la Douma, un scrutin législatif dont Russie unie, le parti de Vladimir Poutine, devrait être le grand vainqueur.

Les premiers bureaux de vote ont ouvert à 8h00 (samedi 20h00 GMT) sur la côte Pacifique et les Moscovites ont pu déposer leur bulletin dans l'urne neuf heures plus tard, à 05h00 GMT.

La Russie englobant onze fuseaux horaires, les derniers des 96.000 bureaux de vote répartis sur tout le territoire fermeront dimanche à 18h00 GMT à Kaliningrad, extrémité occidentale du pays. Les résultats des sondages de sortie des urnes sont attendus peu après.

Le parti présidentiel est largement favori, les enquêtes d'opinion le créditant de plus de 60% des sièges, mais l'opposition accuse la formation appuyée par le Kremlin d'être largement et injustement favorisée, et se plaint de harcèlement, d'arrestations et de confiscations de tracts. Des observateurs étrangers ont eu du mal à obtenir des visas.

Poutine, 55 ans, a promis à plusieurs reprises qu'il démissionnerait après l'expiration en mai prochain de son second mandat présidentiel, mais il souhaite conserver pouvoir et influence et juge qu'une victoire sans appel de Russie unie aux législatives lui donnera le droit de le faire.

Le scrutin revient donc à un référendum sur l'homme politique de loin le plus populaire du pays.

"J'ai voté Poutine", a déclaré Valentin Nenachev, un retraité de 68 ans après avoir déposé le premier bulletin dans l'urne du bureau de vote n°130 à Vladivostok, la grande base navale sur le Pacifique. "J'ai voté pour une vie meilleure, pour la stabilité".

"LES CLOCHARDS VOTENT"

A Ekaterinbourg, dans l'Oural, les organisateurs du vote ont créé une atmosphère de fête rappelant les scrutins de l'ère soviétique et ne sont guère regardants sur l'obligation de présenter un justificatif de domicile pour voter.

"Pour la première fois, les clochards viennent voter", constate un guichetier dans une gare routière du centre-ville où des messages diffusés par haut-parleur invitent les voyageurs à aller voter.

De nombreuses modifications des lois électorales ont rendu plus difficile l'élection d'opposants au Kremlin en fixant notamment à 7% des suffrages le seuil d'accès à la Douma d'Etat. Seuls les communistes sont assurés d'être représentés au parlement aux côtés de l'écrasante formation présidentielle.

L'Autre Russie, la coalition dirigée par l'ancien champion d'échecs Garry Kasparov, n'a pu se présenter et son chef de file a été incarcéré cinq jours la semaine passée.

A la veille du scrutin, le parti libéral Iabloko a accusé samedi Poutine d'abus de pouvoir. Iabloko dénonce son apparition, jeudi, sur les principales chaînes de télévision pour appeler le pays à voter pour Russie unie. Le président de la commission électorale, Vladimir Chourov, estime que Poutine est en droit de faire campagne publiquement car il est enregistré officiellement comme candidat.

Des journaux russes font par ailleurs état de fonctionnaires encouragés à voter sur leur lieu de travail, de pressions sur des entreprises pour qu'elles financent Russie unie et d'écoles appelant les parents d'élèves à accomplir leur devoir de patriotes en soutenant le président.

Poutine nie toute manipulation. "Nous connaissons la valeur de la vraie démocratie et nous voulons organiser des élections honnêtes, aussi transparentes que possible et ouvertes", a-t-il déclaré mercredi à des ambassadeurs à Moscou. "Nous sommes certains qu'il en sera ainsi."

Reste que l'Office des institutions démocratiques et des droits de l'homme de l'OSCE, considéré par les pays occidentaux comme un outil fiable d'évaluation de la qualité démocratique d'une élection, n'a pas d'observateurs. Il a décidé de ne pas suivre le scrutin, affirmant que Moscou faisait obstruction à son travail, ce que le Kremlin a démenti.

Le résultat prévisible du scrutin et l'apathie de la campagne encouragent l'abstention, ce qui explique l'effort vigoureux des pouvoirs publics pour inciter les électeurs à faire leur devoir. Des opérateurs de téléphonie mobile envoient des messages à leurs abonnés et certaines entreprises publiques ont ordonné à leurs employés de prendre le temps d'aller voter.

L'objectif des autorités est atteindre au moins le taux de participation des législatives de 2003, qui s'était élevé à 56%.




in http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20071202/tts-russie-elections-ca02f96_1.html


pour en rire malgré tout : http://www.dailymotion.com/relevance/search/hymne+russe+sous+titr%C3%A9/video/x3dphd_hymne-national-russe-sous-titre-a-l_fun

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Buffalo (de l Equipe de Debattons !) 11/12/2007 22:15

Eh oui, je crois que ce peuple n'en a pas fini avec Poutine ! Et la Russie n'est pas prete de se débarasser de ses vieux démons

Aurélien Royer 11/12/2007 14:06

Et oui, voilà encore un bel exemple d'une démocratie en pleine santé... un président qui a tellement confiance en son peuple qu'il fait arrêter ses opposants et qu'il fait interdire la distribution de tout tract dont il ne serait pas à l'origine ! Que les Russes soient satisfaits de son bilan à l'international, que les Russes soient contents de sa politique socio-économique et qu'ils lui renouvellent sa confiance, tant mieux pour lui... mais, dans la situation actuelle, où le prochain locataire du Kremlin ne sera qu'un pantin et où les droits de l'homme (liberté d'opinion, d'expression, liberté de la presse...) sont clairement bafoués, il est étrange que les Russes ne se rendent pas compte de l'image que donne Poutine au reste du monde !