Belgique(s)

Publié le par Buffalo (de l'Equipe de Débattons !)

Bref historique :

* 7 Novembre 2007 : les Flamands refusent la scission d'un arrondissement bruxellois au niveau judiciaire, qui aurait permis aux 150.000 francophones de ce territoire de pouvoir être jugés en  français.
*Le même mois, des maires francophones voient leur élection invalidée sous prétexte qu'ils avaient envoyé leur propagande en français aux électeurs francophones, alors que la loi leur imposait de le faire en néerlandais.
*Cette semaine, des écoles francophones viennent d'être mises sous tutelle car leur niveau serait inférieur au niveau des écoles flamandes.

En parallèle à cela, de nombreux homems politiques flamands ont appelé à une scission de la Belgique. Ce pays est d'ailleurs en crise politique puisque le vaiqueur des élections, M. Leterme a échoué par deux fois à former un gouvernement réunissant hommes politiques wallons et flamands comme le veut la tradition, au point que c'est le premier ministre sortant, bien qu'ayant perdu qui doit désormais, depuis la royale demande, former un gouvernement intérimaire.

Mais aujourd'hui, la situation change à nouveau. Alors que jusque là les Wallons subissaient les attaques des Flamands, notamment celles qui consistaitent à démenbrer la Belgique, c'est désormais M. Ducarme, membre du Mouvement Réformateur (parti qui a obtenu plus de 30% des voix en juin tant à Bruxelles qu'en Wallonie, qui se prononce pour cette scission, et évoque par la même occasion l'idée d'une association avec la France. Le statut de la Belgique francophone serait alors comparable à celle de la Polynésie Française, c'est-à-dire que Paris occuperait les responsabilités régaliennes.

Selon Libération, "Une majorité de politiciens francophones estiment, en privé, que «les carottes sont cuites» : pour eux, la scission n’est plus qu’une question de temps."

Avant cette annonce, M. Sarkozy a rappelé que "la position de la France est que la Belgique, un grand pays voisin et ami, surmonte ses difficultés. Nous ne voulons en aucun cas interférer."

Pour autant, que devrait faire la France, si la situation s'aggravait encore, si une telle demande était officiellement faite ? Accepter, si oui sous quelles conditions ? Refuser, et que proposer à la place ?

 

Commenter cet article

Buffalo (de l'Equipe de Débattons !) 31/12/2007 17:21

J'avoue ne pas avoir la moindre idée des procédures qu'un territoire doit suivre pour "adhérer" à la France. Faut dire que cela n'arrive pas tous les jours... Je suis même pas sûr qu'il y ait quelque chose de réellement défini. Mais bon, que les connaisseurs du sujet n'hésite pas, comme l'a souligné Jacques.Honnêtement, je ne crois pas de toute façon que les choses iront jusque là, mais sait-on jamais ?

Jacques Heurtault 31/12/2007 10:05

Nous n'en sommes pas là! Il faut, bien évidemment, que la wallonie s'assume elle-même en acceptant la scission. Il faut qu'ensuite une demande d'adhésion à la France soit faite en bonne et due forme. J'ignore tout, d'ailleurs, des modalités juridiques d'adhésion ... Quelqu'un peut-il nous en dire un peu plus? Merci d'avance!Il faut enfin que les Français acceptent cette adhésion par la voie d'un referendum (je ne vois pas quelle autre voie est possible ...).D'ici là, de l'eau va couler sous les ponts ... (y compris celui de Maastricht = Pont sur Meuse) et ailleurs. Ce qu'il faut avant tout, c'est que le sang ne coule pas, lui!