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Publié le par Buffalo (de l'Equipe de Débattons !)

C'est ce genre de questions que doit se poser M. Sarkozy assez régulièrement ces temps-ci...

- N'ayans pas trop de craintes pour lui : comme tout homme politique de talent, et il en faut un minimum pour accéder à la magistrature suprême, il ne manque pas de ressources. Comme M. Chirac a de nombreuses reprise, comme il l'a déjà fait par le passé (après la présidentielle de 95, les européennes de 99), il saura tôt ou tard inverser la tendance, même s'il sera sans doute difficile d'atteindre les mêmes sommets de popularité que lors des premiers mois de son quinquennat, car on ne peut sortir totalement indemne d'une désaffection aussi brutale.

- Pour dire clairement et simplement les choses, même si en politique rien n'est jamais acquis d'avance, les municipales sont perdues d'avance pour l'UMP. En dépit de tout bon sens, les Français semblent choisirent la voie de la nationalisation de ce scrutin et du message qui en découlera.
Il s'agit donc pour le Président, et non pas pour le gouvernement dans son ensemble, vu les sondages plus qu'honorables  de son chef, d'attendre patiemment la fin de cette séquence électorale, et de repartir à l'assaut de l'opinion, et surtout de la confiance des Français, après cet échec annoncé.

- Logiquement, M. Sarkozy a du prendre conscience de ces erreurs , et notamment de sa plus grosse : la publicité faite autour de son nouveau couple. Il avait le droit de le faire, mais les Français ne l'ont ni compris, ni admis. On voit bien que c'est cela, et non pas la politique gouvernementale qui est regrettée par le peuple.

Publié dans Politique politicienne

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Aurélien Royer 17/02/2008 17:34

La "boboïsation" est donc l'une, si ce n'est la principale, des causes de ce que j'ai décris... le contexte politique faisant le reste. La vague des régionales de 2004 avait une indéniable coloration nationale !!

Buffalo (de l Equipe de Debattons !) 15/02/2008 19:05

Il faut aussi prendre en considération une modification peu à peu de l'électorat des grandes villes, qui se "boboïse" selon certains experts, raison pour laquelle le potentiel électoral de la gauche augmente dans ces grandes cités (voir résultats 1er tour présidentiel, et sondages actuels pour les municipales)

Aurélien Royer 13/02/2008 21:45

Je suis d'accord avec votre analyse, à un détail près: je ne crois pas que les Français nationalisent le scrutin municipal. Sauf dans les grandes villes où des personnalités nationales, notamment des ministres, sont candidates.Je commence à croire qu'une tendance politique globale est en train de s'inverser en France. Avant, on pensait que la droite était plus efficace dans les échelons locaux (municipal, départemental, régional) et que la gauche pouvait plus facilement prétendre gouverner le pays (niveau national). Désormais, et la dernière présentielle l'a montré, la droite -malgré le rejet de certaines de ses mesures- est considérée comme apte à (assez) bien gouverner le pays: 2007 a marqué la fin d'un cycle qui voulait qu'une majorité sortante était battue.Ainsi, à mon avis, la gauche est considérée comme la mieux placée pour gérer les collectivités locales, où les enjeux sont différents (les volets social et environnemental y sont plus présents): les régionales en 2004 (malgré un message national indéniable) et ces municipales pourraient l'illustrer.