Actu politique de ce début de semaine :

Publié le par Buffalo (de l'Equipe de Débattons !)

Retour sur insulte :
De ce côté-là, très présent sur la scène médiatique actuellement (trop ? je pense qu'on peut répondre par l'affirmative), rien de nouveau. Gauche et droite sont entrées dans le jeu traditionnel ou chacun attaque ou défend le Président selon son camp d'appartenance, sans surprise, sans réellement faire avancer quoi que ce soit.
L'opposition dénonce un "président que ne fait pas président", la droite répond que le badaud est allé trop loin, et qu'on assiste à un "lynchage" du Président ces temps-ci.
Pas de débat, pas de politique donc !



Municipales :
Retour à une localisation du débat ? M. Juppé reprendrait l'avantage selon un sondage à Bordeaux, tandis que M. Darcos pourrait perdre Périgueux, ville classé à droite depuis plus de trente ans. Pourtant, en déplacement à Saint-Lô, voici les déclarations de M. Hollande :

"Le temps est venu de donner son bulletin à l'élève Sarkozy: sur aucune matière il n'a la note qualitative", que ce soit en matière de "flambée des prix, de commerce extérieur, de comptes publics ", ou "est-ce en matière de comportement et de discipline qu'il a la moyenne ?"


Ce que cela a à voir avec les municipales, personne n'en sait rien. Mais je ne vais pas une nouvelle fois revenir sur ce sujet déjà maintes fois débattues sur ce blog (que ce soit ici, ou , entre autres)



Rétention de sécurité :
(pour se remémorer le projet gouvernemental, c'est par ici)
Le Conseil constitutionnel avait retoqué l'aspect rétroactif de la loi, ce à quoi M. Sarkozy avait répondu en demandant au premier magistrat de France, le premier président de la Cour de Cassation d'étudier les moyens d'appliquer tout de même rétroactivement la loi. Il y eut alors un tollé, on ne peut plus justifié, à gauche mais aussi au centre et à droite, au nom du respect des décisions rendues par le Conseil constitutionnel (1), et aujourd'hui, M Lamanda, le magistrat ci-dessus évoqué, indique qu'il lui est hors de question de s'opposer à cette décision, et que son travail consistera à étudier les modalités de cette loi.
La Garde des Sceaux, Mme Dati a également confirmé qu'il n'y aurait pas "[remise] en cause la décision du Conseil constitutionnel".
Prenons acte de cette volonté sage, qui montre s'il en était besoin, que malgré sa parole parfois facile, le Président de la République ne souhaite pas "tuer" la République.



Note :
(1)
"Une disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut être promulguée ni mise en application. Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles."
Article 62 de la Constitution française.




Toutes les citations sont issues des pages actualités du site yahoo.fr.

 

Publié dans Brèves

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Buffalo (de l Equipe de Debattons !) 02/03/2008 11:53

1&2 : rien à redire3 : non plus :)

Aurélien Royer 02/03/2008 11:06

1- voilà de quoi satisfaire les électeurs de François Bayrou qui ont préféré la voie du débat, de la réflexion, à celles des attaques partisanes où, sans réfléchir, on définit toute stratgie par opposition systématique à celle du "camp" d'en face ! Tragique !2- sur les municipales, je désapprouve, comme toi, les déclarations d'Hollande... qu'ils arrêtent de surfer sur cette vague de l'anti-sarkozysme. Les opposants au président feraient mieux de se reconstruire car Sarko a la capacité de le faire beaucou plus rapidement qu'eux: il est dans une mauvaise passe, mais cela pourrait changer.3- sur la rétention de sûreté, je pense que l'idée elle-même est mauvaise: la justice ferait mieux de soigner tout de suite les criminels dangereux plutôt que de continuer à les enfermer en laissant leur sort entre les mains d'experts dont on sait les ravages que CERTAINS peuvent faire... Sur l'affaire de la Cour de cassation, cela prouve encore que super Sarko croit que ses solutions sont les meilleures et qu'il peut transgresser un principe consitutionnel pour les faire appliquer... sans pour autant entendre les critiques qui sont faites au fond du dossier. Et, là, on ne peut pas reprocher à l'opposition de ne pas avoir parler du fond du dossier !!

Jacques Heurtault 29/02/2008 06:44

Va -t-il finir par se calmer? Il vient encore d'en remettre une couche avec son déplacement programmé pour aller recueillir Ingrid Bétancourt ... Je n'ai JAMAIS entendu dire que les FARC exigeaient qu'il se déplace lui-même à la frontière colombienne! Ca devient une manie ou quoi? Pourquoi cette obstination à vouloir être toujours au centre du tourbillon?