Entrevue avec le chef de l'Etat.

Publié le par Buffalo (de l'Equipe de Débattons !)

Le Figaro d'aujourd'hui publie une retranscription d'une entrevue avec M. Sarkozy. En voici tout d'abord certains des points-clés :



Je suis élu pour cinq ans. Chaque année, il y aura des élections. Mon devoir est d'envisager les choses dans la durée, avec du recul, du sang-froid. Je n'ai pas l'intention de rythmer mon quinquennat en fonction des scrutins locaux, régionaux ou européens qui nous attendent.



Il me paraît curieux que le Parlement français puisse inviter tous les chefs d'État à s'exprimer devant lui, sauf le président de la République française. Et que ce dernier puisse s'exprimer devant tous les Parlements, sauf le sien.



Les hausses de salaires ne se décrètent pas. La stratégie qui consiste à augmenter sans fin le smic n'est pas la bonne.
(...)
En revanche, je crois en l'intéressement. Un texte de loi proposera en juin des incitations fiscales pour encourager les entreprises à généraliser ce système, notamment celles de moins de 50 salariés. À cela s'ajoutent les heures supplémentaires exonérées de charges et d'impôts sur le revenu. Les salariés de 37 % des entreprises françaises ont vu leur fiche de paie augmenter à ce titre.
M. Sarkozy, Président de la République française.


Bon, pour le premier point, le Président est dans son rôle pour rappeler, au contraire de l'opposition de gauche, la différenciation ontologique entre scrutins locaux et politique nationale. Bien sûr, cela est plus facile à faire lorsque les sondages sont mauvais. A charge de la gauche de se responsabiliser quelque peu.
Second point, je suis tout à fait d'accord, puisque je trouve que cela confine au ridicule de faire lire les propos du Président, les députés étant debout, si le Président veut s'adresser aux assemblées !
Enfin, pour le troisième point, l'avenir confirmera ou infirmera vite le succès de cette réforme, lequel pourrait avoir de grandes conséquences sur l'état de l'opinion.


Publié dans Politique politicienne

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Buffalo (de l Equipe de Debattons !) 09/03/2008 01:35

Oui, je vois bien les intérêts que tu énonces, mais pour beaucoup de Français, l'attachement au département est plus grand que celui à la région. A l'heure où l'Europe n'a pas encore réussi à se faire une place dans nombre de coeurs des habitants  tous les pays qui la composent, enlever chez nous les départements ne passeraient pas, en tout cas c'est ce que je pense.C'est un projet possible à long terme, mais je vois mal cette idée se faire rapidement une place chez les citoyens, ainsi que chez nos politiques, bien content de pouvoir diriger un conseil général !

Aurélien Royer 08/03/2008 15:08

Moi, sur le problème des départements, je suis partagé:- en tant que prof d'histoire, je ne peux qu'être attaché à cet échelon qui est l'un des symboles de la Révolution française;- en tant que "politicien en herbe", je recherche l'efficacité de l'administration: les économies faites d'un côté (moins de papier grâce à plus d'informatisation, suppression du département en tant qu'institution) seraient dépensées de l'autre (ouverture d'antennes de la région dans chaque sous-préfecture pour rapprocher les services dûs au public, modification des horaires d'uverture...)Je suis donc favorable à la suppression du département pour renforcer les Régions, en leur confiant les ressources et les missions des conseils généraux et en en faisant des piliers du service public... dans le cadre d'une décentralisation plus ambitieuse !

Buffalo (de l Equipe de Debattons !) 07/03/2008 18:19

1. ok2. Pour moi il ne s'agit pas que le président devienne premeir minsitre et se présente à l'assemblée tous les quatre matins. Je trouve juste que cela ferait moins désuet que la méthode employée jusqu'alors.3. De même.4. j'y reviendrai plus longuement bientôt, sur la réforme institutionnel de fond. Juste sur ton derneir paragraphe :pour le sénat, je ne peux être pour sa disparition, puisque c'est là que j'y base moi mes élections de "mi-mandat"pour les départements, quelqu'en seraient les éventuelles avantages ou inconvénients de les voir disparaitre, je pense que les français, moi y compris, y sommes trop attachés pour les laisser mourir à court terme

Aurélien Royer 06/03/2008 21:22

Dans le deuxième paragraphe il faut bien sûr lire "Ne pas en tenir compte..." puis "...déçus qu'il ne l'ait pas fait" !

Aurélien Royer 06/03/2008 20:06

1- on est d'accord: même si les régionales peuvent être considérées comme un scrutin quasi national, dans la mesure où la décentralisation donne à cet échelon des pouvoirs importants et dans la mesure où les programmes de ceux qui s'y présentent dégagent une nette distinction entre gauche et droite...e pas en tenir compte serait une erreur: et ce, quel qu'en soit le résultat. Imaginons que Chirac ait mesuré les leçons des régionales de 2004: les Français, déçus qu'il ne l'est pas fait, auraient-ils dit "non" au référendum de 2005? Peut-être pas !2- alors, là, je ne suis pas du tout d'accord. Cela irait à l'encontre de la séparation des pouvoirs qui sont une des définitions de ce qu'est une démocratie ! Le président, élu pour cinq ans, pour garantir la continuité de son action, normalement basée sur un certain nombre de principes, fixe le cap et charge ses ministres de le mettre en oeuvre. A eux de défendre les projets devant les Assemblées, qui doivent décortiquer, amender et adopter les projets, sans avoir à se prononcer sur le cap fixé par le président.Mais, là, je sais déjà que nous ne mettrons pas d'accord ! Donc, je n'insiste pas...3- on a déjà parlé: je ne suis pas de ceux qui condamnent sans attendre. Que le gouvernement fasse d'abord des réformes de structure, comme il le dit, c'est bien ! Que les Français aient la patience d'en voir le bout et l'(in)efficacité, ce serait mieux !Et je reviens à la charge. Avec mon idée de réforme institutionnelle (qui évolue, d'ailleurs !). Pourquoi pas trois grandes phases d'élections:- au printemps de l'an 1: présidentielles et législatives au scrutin majoritaire (pour 2/3 des élus), cantonales.- au printemps de l'an 2: législatives au scrutin proportionnel (pour 1/3 des élus) et municipales.- au printemps de l'an 3: régionales et européennes.Tout ce petit monde étant élu pour six ans ! Sans cantonales ni sénatoriales: les départements et le Sénat étant supprimés ! Mais, ce dernier point est à discuter... même si, connaissant ton avis là-dessus, je préfère que tu te concentres sur le paragraphe précédent. Et peut-être, ce soir, un tchat?