Déclaration de principes...

Publié le par Buffalo (de l'Equipe de Débattons !)

Ayant lu l'information le numéro du 20 mars du Point, je me suis hâté de me rendre sur le site officiel du Parti socialiste pour en avoir la confirmation. Eh oui, voici ce qu'on peut lire dans leur très solennelle Déclaration de principes :


"1. Le Parti socialiste se fixe comme objectif l’émergence, par la voie démocratique, d’une société qui réponde aux aspirations fondamentales de la personne humaine telles que les ont définies des siècles de luttes pour le progrès et que les expriment aujourd’hui tous les peuples : la liberté, I’égalité et la dignité des hommes et des femmes, le bien-être, la responsabilité et la solidarité. Parti de rassemblement, il met l)e réformisme au service des espérances révolutionnaires. Il s’inscrit ainsi dans la démarche historique du socialisme démocratique. Alors que les sciences et les techniques ouvrent de nouveaux espaces de liberté et de créativité mais peuvent aussi détruire ou pervertir toute forme de vie, le Parti socialiste agit pour qu’elles bénéficient aux hommes et aux femmes.(1)"



Vous avez bien lu : "Parti de rassemblement, il met le réformisme au service des espérances révolutionnaires"
Selon Le Point, l'éventuel retrait de cette phrase serait un casus belli pour M. Mélenchon, qui pourrait alors quitter le PS avant de former un nouveau parti sur sa gauche, sous le modèle de Die Linke en Allemagne, qui pose bien des problèmes au SPD.
Plus qu'anachronique, cette petite phrase pose la question de la réelle capacité du Parti socialiste à se réinventer !





(1) http://fonctionnement.parti-socialiste.fr/declaration-de-principes/

Publié dans Brèves

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Buffalo (de l Equipe de Debattons !) 21/04/2008 16:39

D'après le Figaro d'aujourd'hui (édition internet), la déclaration de principes sont je parlais dans l'article, et qui datait de 1990, a été remis au goût du jour et sa validation passera par un vote des militants socialistes.Elle ne fait plus allusion aux "espérances révolutionnaire" !Pour en savoir plus : http://www.lefigaro.fr/politique/2008/04/21/01002-20080421ARTFIG00533-le-ps-renonce-a-ses-esperances-revolutionnaires.php

Aurélien Royer 30/03/2008 15:43

Oui. Sauf qu'il s'agirait moins d'un parti COMMUNISTE mais ALTERMONDIALISTE: il y a une grande part de l'électorat qui souhaite la construction d'un nouveau modèle économique, totalement différent de celui dans lequel nous vivons. Il parait donc indispensable que ces personnes soient mieux représentées qu'elles ne le sont actuellement.Et, pour y parvenir, je pense que les responsables politiques qui vont de la LCR à la gauche du PS feraient bien de réfléchir à la constitution d'un grand parti qui repose sur des principes clairement définis et qui se fixe des objectifs précis, auxquels les électeurs puissent se référer.

Jacques Heurtault 30/03/2008 15:38

Autrement dit, reconstruire un autre PCF? L'ennui, c'est que toutes ces tendances extrèmistes de gauche sont complètement éclatées! Leurs actions politiques sont vides de sens! Elles n'ont même pas été capables de présenter un candidat commun au premier tour de la présidentielle!C'est la raison pour laquelle je penche nettement pour les élections à un seul tour. C'est d'ailleurs la norme électorale dans tous les pays d'Europe ...sauf la France! Encore une exception française, sans doute?

Aurélien Royer 30/03/2008 15:01

J'aimerais rebondir sur ce que dit Jacques en vous faisant profiter de mes connaissances et de mes compétences en matière d'histoire française: les deux courants qu'il cite (Guesde et Jaurès) se sont rassemblés au sein de la SFIO en 1905 provoquant assez souvent, notamment dans l'entre-deux-guerres, des débats houleux (notamment sur une participation à un "gouvernement bourgeois") entre deux tendances qui ne se fixaient ni le même but ni les mêmes moyens pour y parvenir.Le PS d'aujourd'hui ne devrait-il pas en tirer la conclusion suivante: donner à chacun de ces deux grands courants l'occasion de bâtir, séparément, deux grands partis de gauche (qui fassent le ménage sur cette partie -morcellée- de l'échiquier politique) et qui deviennent des partenaires? Chacun aurait sa chance au 1er tour de toutes les élections et, selon les cas, ils se retrouveraient sur un programme commun, pour lequel chacun ferait des concessions... histoire de bâtir un projet minimal qui reçoive l'appui d'une large part de l'électorat, et qui soit la garantie d'une avancée (lente mais certaine).

Buffalo (de l Equipe de Debattons !) 29/03/2008 19:48

Pour répondre à votre question, j'ai une vingtaine d'années..Je sais que par le passé, disons de la fin d ela guerre jusqu'à l'élection de F. Mitterrand, le PCF réalisait de très bons scores, tels qu'il pouvait se dire premier ou second parti de France;que le programme commun de la gauche défendu par Mitterrant était l'occasion rêvée pour donner un baiser de la mort au PC.Cependant, en 2008, est-il raisonnable que le PS, parti qui se veut de Gvt, qui se vourait réformiste, maintienne dans son premier article de sa déclaration de principes qu'il se veut au service des espérances révolutionnaires ?