Le Parti Socialiste veut-il des responsabilités ?

J'ai entendu dire il y'a peu que M. Strauss Kahn déclaré qu'à titre personnel, il ne serait pas candidat à la présidence de la commission des Finances qui sera accordée, respect des promesses oblige, à un membre de l'opposition. Une des raisons qu'il avance est le fait qu'il a déjà par le passé présidé cette dite commission. Jusque là, il n'y a rien à dire. Seulement, il a rajouté peu après, et je rapporte ces propos de mémoire, qu'il faudrait se méfier de cette proposition qui pourrait être un piège tendu par M. Sarkozy, cette présidence serait alors vide de tout réel pouvoir.
Hormis le fait qu'il s'agisse une fois de plus d'un procès d'intention qui ne repose sur rien de tangible, je trouve ce commentaire assez révélateur de l'état d'esprit du Parti Socialiste :
- Tout d'abord, il faut éviter que quiconque à gauche ne « collabore avec l'ennemi ». On le voit avec ceux qui acceptent d'entrer en gouvernement, ces traîtres sans foi ni loi. Mais dans les cas ici exposé, il ne s'agit pas d'une quelconque connivence avec l'UMP.
- De plus, imaginons que malgré tout, M. Strauss Kahn ait raison, et que la présidence de la commission des Finances se voit retiré tous ses pouvoirs. Il en restera toujours un : celui de démissionner ! Et une telle démission, si elle est légitime, aura du poids dans l'opinion, et sera une épine dans le pied de M. Sarkozy, qui devra s'expliquer : a-t-il réellement menti aux Français, en faisant semblant de donner un statut fort à l'opposition ?
- Enfin, je vois mal, dans tous les cas, comment le PS peut ne serait-ce que songer à refuser cette présidence : les responsables socialistes ne cessent de répéter qu'ils veulent une opposition constructive, une opposition qui propose, que les idées de l'UMP sont dangereuses. Et la conclusion qu'ils en tirent serait de refuser une responsabilité de grande envergure ?!?!
Buffalo