Irréductible villageois
On parle souvent depuis quelques années des abus de langage de M. Sarkozy, on se rappelle entre autre des moutons dans les baignoires, et autres racaille...
Lors du discours de clôture du congrès du MoDem, M. Bayrou a appelé à la "résistance", comme "le libérateur de Gaulle à Londres".
Il faut donc résister. Résister selon lui ai libéralisme, puisqu'il entend démontrer qu'il existe une "projet alternatif" viable ; résister au niveau européen à la domination des Etats-Unis ; résister également à "l'entreprise de contrôle des médias par les amis du pouvoir".
Aménager le libéralisme, l'améliorer, limiter ses excès, bien sûr. Etre vigilant à l'indépendance de notre pays, de l'Europe, à la domination culturelle, économique, militaire et diplomatique, évidemment. Préserver et garantir la liberté d'expression, cela va de soi.
Mais derrière ces grandes et belles paroles, on voit bien qu'il entend sans doute de manière presque implicitement à "résister" à M. Sarkozy. Il a le droit de s'opposer à lui, de ne pas être d'accord, et de pouvoir le crier haut et fort. Cependant, ce terme "résister", cette comparaison de lui-même au Général de Gaulle (remarque certain(e)s se prennent bien pour le Messie !), tend à assimiler M. Sarkozy, l'Amérique, MM Bouyges et Dassault, pour ne citer qu'eux, à des oppresseurs, pourquoi pas à l'occupant nazi.
Bien sûr, il ne pousse pas la comparaison jusque là, mais il sait très bien la connotation du mot "résister", les associations d'idées que cela implique dans chaque esprit qui entend ses mots.
Je n'avais pas condamné M. Sarkozy pour l'emploi des mots précités, ou pour l'appellation du son Ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale. Je ne l'avais pas fait car j'avais estimé qu'il fallait pouvoir sortir de ce préjugé qu'est l'association immédiate d'idées, et qu'il fallait plus juger sur les actes réels, et non pas en procès d'intentions.
Je ne vais donc pas condamner ici M. Bayrou pour ses propos. Je me contenterai de le mettre en garde sur l'emploi d'une technique qu'il a souvent reproché à son adversaire.
Lors du discours de clôture du congrès du MoDem, M. Bayrou a appelé à la "résistance", comme "le libérateur de Gaulle à Londres".
Il faut donc résister. Résister selon lui ai libéralisme, puisqu'il entend démontrer qu'il existe une "projet alternatif" viable ; résister au niveau européen à la domination des Etats-Unis ; résister également à "l'entreprise de contrôle des médias par les amis du pouvoir".
Aménager le libéralisme, l'améliorer, limiter ses excès, bien sûr. Etre vigilant à l'indépendance de notre pays, de l'Europe, à la domination culturelle, économique, militaire et diplomatique, évidemment. Préserver et garantir la liberté d'expression, cela va de soi.
Mais derrière ces grandes et belles paroles, on voit bien qu'il entend sans doute de manière presque implicitement à "résister" à M. Sarkozy. Il a le droit de s'opposer à lui, de ne pas être d'accord, et de pouvoir le crier haut et fort. Cependant, ce terme "résister", cette comparaison de lui-même au Général de Gaulle (remarque certain(e)s se prennent bien pour le Messie !), tend à assimiler M. Sarkozy, l'Amérique, MM Bouyges et Dassault, pour ne citer qu'eux, à des oppresseurs, pourquoi pas à l'occupant nazi.
Bien sûr, il ne pousse pas la comparaison jusque là, mais il sait très bien la connotation du mot "résister", les associations d'idées que cela implique dans chaque esprit qui entend ses mots.
Je n'avais pas condamné M. Sarkozy pour l'emploi des mots précités, ou pour l'appellation du son Ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale. Je ne l'avais pas fait car j'avais estimé qu'il fallait pouvoir sortir de ce préjugé qu'est l'association immédiate d'idées, et qu'il fallait plus juger sur les actes réels, et non pas en procès d'intentions.
Je ne vais donc pas condamner ici M. Bayrou pour ses propos. Je me contenterai de le mettre en garde sur l'emploi d'une technique qu'il a souvent reproché à son adversaire.
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