Vacances en Egypte
Juste quelques lignes pour commenter la polémique qui fait suite aux vacances présidentielles...
1/ Soit l'on considère que le président en exercice n'a pas le droit de recevoir le moindre cadeau de qui que ce soit, qu'il provienne de sa mère, ou qu'il provienne d'un patron. Je pense que cette position est trop extrême.
Si un voisin de Neuilly prêtait sa voiture à M. Sarkozy, cela ferait-il tant jaser ? Ou alors, existe-t-il des limites financières à la richesse d'un ami, ou à la valeur de son cadeau, qui fixent la frontière entre la décence et l'indécence ?
2/ Vaut-il mieux que l'Etat prenne en charge les vacances du Président ? Je ne le pense pas, vu les polémiques qui courent depuis toujours sur les coûts de fonctionnement de l'Elysée.
3/ Remarquons aussi que le fait que la famille d'un ex-premier ministre étranger offre le gîte à un ancien Président de la Républqiue française depuis désormais 8 mois a beaucoup moins fait réagir que le prêt de cet avion... "On" s'interroge beaucoup moins fortement sur toutes les éventuelles compromissions qui ont pu exister durant ces douze dernières années entre la famille Harriri et M. Chirac !
4/ Notons quand même que, désormais, toutes les décisions qui pourront avoir un impact sur les affaires de M. Bolloré seront suivies à la loupe. Ceci est à la fois une bonne chose et une mauvaise chose :
une bonne chose, car cela n'est possible que grâce à l'effort de transparence élyséen sur ces fameuses vacances et leur financement, transparence qui n'a pas toujours été au rendez-vosu au sommet de l'Etat. Mauvaise chose, car toute décision pourra être interprêté soit comme un cadeau "en retour", soit comme un geste visant à démontrer l'impartialité du pouvoir, si cette décision ne favorise pas M. Bolloré. Arriverons nous à extérioriser, et à réfléchir au niveau de l'intérêt collectif ?