La guerre du PS n'aura (peut-être) pas lieu !

Publié le par Buffalo (de l'Equipe de Débattons !)

Bon avant tout, je tiens à tous vous remercier.
Il semble qu'un palier a été franchi puisque vous êtes en moyenne deux fois plus nombreux à nous visiter chaque jour depuis deux semaines par rapport aux mois précédents. Donc : merci beaucoup !

Je n'évoquerais pas aujourd'hui  le sujet du jour à savoir la conférence de presse de M. Sarkozy. Je ne l'ai pas encore vu, et je préfère visionner avant de parler.  Pas plus ne parlerai-je de la polémique sur la loi présentée ces jours-ci par Mme Dati, mais je le ferai assez vite.

Je vais une fois de plus commenter les  nombreux remous au Parti Socialiste....



M. Moscovici, député socialiste donc, ancien ministre délégué sous Jospin (chargé des affaires européennes) a annoncé qu'il était prêt à assumer le remplacement du poste de Premier Secrétaire qui se libère nous le savons tous en fin d'année : "cela m'intéresse. Je ne fais pas semblant".


"[je suis prêt à me] dévouer totalement à un programme de travail pour le Parti socialiste, la rénovation de sa pensée, de son discours, la réflexion sur ses alliances et la création d'une machine politique plus efficace qu'elle ne l'est aujourd'hui.
[...]
"Il faut d'autres perspectives qu'un combat des chefs"


De plus, son accession à la tête du PS permettrait de "protéger les présidentiables", présidentiables qui devraient se départager que dans deux ou trois ans selon lui ; il ajoute enfin que ses préférés dans cette optique seraient M. Hollande et M. Srauss-Kahn.



Cette candidature règlerait bien des problèmes. M. Moscovici n'étant pas encore très connu ou exposé dans l'opinion, les éléphants et autres gazelles pourraient peut-être se mettre d'accord sur ce dénominateur commun. Car sinon, la bataille risque d'être sanglante si Mme Royal, M. Delanoë et M. Fabius (j'estime faibles ses chances de victoire, mais importantes les chances que d'une manière ou une autre, il y aille ou fait semblant de le faire) s'y engagent.
 
M. Moscovici doit-il "protéger" les présidentiables ? Sans doute ceux-ci doivent s'autopréserver, éviter de commettre l'erreur fatale, mais c'est leur problème. Ce ne sont pas des bulles de savon dont on doit à tout prix éviter le contact avec l'aiguille-opinion.
Cependant, la candidature Moscivici présente un risque : cette d'un premeir secrétaire à la Hollande, qui cherche juste à conserver son poste, un homme du consensus mou. Il se présente un peu comme la solution pour éviter le débat d'avoir lieu ; il est vrai que le PS n'a rien a gagné à nommer déjà son ou sa candidat(e), mais peut-il attendre avant de débattre pour savoir où il va, et avec qui ? Voilà sept mois que le second tour a eu lieu, et aucun changement, aucune stratégie n'est sortie du PS...
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Publié dans Politique politicienne

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A
Le prochain congrès du PS, qui doit désigner un nouveau premier secrétaire, se résume, à mon avis, à cette question que j'ai déjà eu l'occasion de poser sur votre blog: faut-il faire de ce choix celui de la prochaine présidentielle? Choisir un présidentiable, qui ménerait la rénovation du parti en construisant un programme alternatif à celui de Sarko, ou un premier secrétaire qui ménerait ce travail pour ne choisir un candidat que plus tard?Deux remarques:- je pense que si le PS choisit un premier secrétaire de consensus, comme Moscovici, alors la rénovation sera minimale car les deux challengers, Delanoë et Royal, ne sont pas porteurs de la même vision de la politique et des alliances.- Moscovici se présente pour proposer un travail de réflexion au PS, ce qui ne lui ferait pas de mal: en tout cas, au niveau national... car, dans les sections, les militants réfléchissent depuis ces sept mois qui nous séparent déjà du 6 mai. Il en a les épaules, mais le fait sans doute d'abord pour préparer un retour de DSK juste avantle prochain scrutin !Personnellement, je continue de penser que le PS ferait mieux de se dissoudre (ou de faire comme si), les deux ailes (et les deux visions que j'évoquais) étant alors la base de deux nouveaux partis, qui développeraient, chacun de leur côté, une stratégie d'alliance et un programme... ce qui ne les empêcherait pas de nouer des alliances lors de scrutins locaux ou même lors d'un second tour de présidentielle. Et si Royal et Delanoë étaient, tous deux, et pour deux formations politiques différentes, candidats en 2012?
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