Casse toi pauvre con
Tout d'abord un bref rappel des faits : le Président arpente les allées du Salon de l'Agriculture, et, comme le veut la tradition, il profite de cette occasion pour serrer des mains lors d'un bain de foule. Un visiteur, lui demande sèchement, en le tutoyant, de ne pas le toucher. M. Sarkozy lui conseille alors "de se casser". L'homme lui répond que s'il le touchait, il serai "sali". Le Président lui dit alors à nouveau de se "casser", et rajoute "pauvre con ".
Voilà pour les images.
Deux réactions de part et d'autre de l'échiquier politique (1):
Deux réactions de part et d'autre de l'échiquier politique (1):
Ce qui est aujourd'hui insupportable, c'est que le président ne soit pas exemplaire. Il n'est pas un citoyen comme les autres.
M. François Hollande
Ce que je pense, c'est que les hommes politiques, ce ne sont pas des carpettes sur lesquelles on doit systématiquement s'essuyer les pieds.
M. Brice Hortefeux
Que pensez-vous de cette histoire ?
Pour ma part, je souhaite faire trois commentaires :
- En premier lieu, il s'agit d'un fait purement médiatique. je doute très fortement que M. Sarkozy soit le premier Président à envoyer balader, par l'insulte, un quidam qui manque à ce point de respect à sa personne. Je n'arriverai pas à croire qu'en cinquante ans de Vè République, jamais un Président ne s'est laissé aller de la sorte. Je pense notamment mais pas exclusivement à M. Chirac qui sait très bien manier un langage peu châtié.
Seulement, si de tels "évènements" ont eu lieu, peut-être les caméras n'étaient pas là au bon moment au bon endroit, peut-être que les journalistes n'ont pas voulu faire passer l'info.
Sans que cela n'excuse ou n'aggrave mon jugement envers M. Sarkozy sur cette parole, notons tout de même que les médias qui ont rapporté cette affaire en parlant d'une "colère" ont un peu survendu leur produit, car M Sarkozy m'apparait plutôt calme.
- Avant de finir par le plus important, je persiste à trouver étonnant qu'un homme comme M. Hollande puisse reprocher à M. Sarkozy tout Président de la République qu'il est d'insulter une personne bien particulière, alors que lui-même se permet d'annoncer qu'il "n'aime pas les riches" (2). J'en conviens, ce dérapage est vieux, mais M. Hollande est-il revenu sur ces propos haineux ? Pas à ma connaissance.
Etrange également que l'on reproche à un Président d'insulter une personne, alors que l'on féliciterait presque M. Bayrou lorsque qu'il gifle un voleur, il porte atteinte à l'intégrité d'une personne, et tout le monde s'en réjouit.
Bref, cela n'est pas le fond de l'affaire, si affaire il y a.
- Sur ce fond justement, les deux ont dérapé : le Président, et le passant. Car si la Présidence de la République devrait imposer une certaine retenue et une retenur certaine, la citoyenneté impose le respect des autres !
Quelle devrait-être la réponse à ce genre de mépris, assimilable à l'action de siffler la Marseillaise dans les stades : l'ignorance, ou l'insulte en retour ? Ni l'un ni l'autre assurément ! Sarkozy a choisi, ce coup-ci, la seconde voie, et il a eu tort. Mais il est vrai que le mérite d'ignorer de tels manques de respect est de ne pas faire de vagues...
Notes :
(1) citations trouvées sur le fil "flash" du Figaro
(2) extrait ici..
Que pensez-vous de cette histoire ?
Pour ma part, je souhaite faire trois commentaires :
- En premier lieu, il s'agit d'un fait purement médiatique. je doute très fortement que M. Sarkozy soit le premier Président à envoyer balader, par l'insulte, un quidam qui manque à ce point de respect à sa personne. Je n'arriverai pas à croire qu'en cinquante ans de Vè République, jamais un Président ne s'est laissé aller de la sorte. Je pense notamment mais pas exclusivement à M. Chirac qui sait très bien manier un langage peu châtié.
Seulement, si de tels "évènements" ont eu lieu, peut-être les caméras n'étaient pas là au bon moment au bon endroit, peut-être que les journalistes n'ont pas voulu faire passer l'info.
Sans que cela n'excuse ou n'aggrave mon jugement envers M. Sarkozy sur cette parole, notons tout de même que les médias qui ont rapporté cette affaire en parlant d'une "colère" ont un peu survendu leur produit, car M Sarkozy m'apparait plutôt calme.
- Avant de finir par le plus important, je persiste à trouver étonnant qu'un homme comme M. Hollande puisse reprocher à M. Sarkozy tout Président de la République qu'il est d'insulter une personne bien particulière, alors que lui-même se permet d'annoncer qu'il "n'aime pas les riches" (2). J'en conviens, ce dérapage est vieux, mais M. Hollande est-il revenu sur ces propos haineux ? Pas à ma connaissance.
Etrange également que l'on reproche à un Président d'insulter une personne, alors que l'on féliciterait presque M. Bayrou lorsque qu'il gifle un voleur, il porte atteinte à l'intégrité d'une personne, et tout le monde s'en réjouit.
Bref, cela n'est pas le fond de l'affaire, si affaire il y a.
- Sur ce fond justement, les deux ont dérapé : le Président, et le passant. Car si la Présidence de la République devrait imposer une certaine retenue et une retenur certaine, la citoyenneté impose le respect des autres !
Quelle devrait-être la réponse à ce genre de mépris, assimilable à l'action de siffler la Marseillaise dans les stades : l'ignorance, ou l'insulte en retour ? Ni l'un ni l'autre assurément ! Sarkozy a choisi, ce coup-ci, la seconde voie, et il a eu tort. Mais il est vrai que le mérite d'ignorer de tels manques de respect est de ne pas faire de vagues...
Notes :
(1) citations trouvées sur le fil "flash" du Figaro
(2) extrait ici..
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