Défense nationale

Publié le par Buffalo (de l'Equipe de Débattons !)

Toujours dans son nouvel objectif de faire "plus Président" comme les Français lui demandent, M. Sarkozy a profité de la mise à l'eau du Terrible pour prononcer un grand discours sur la défense nationale, domaine régalien par excellence.


"Le budget de la défense est le deuxième budget de l'Etat. Il le restera. Il ne baissera pas. J'exclus absolument de baisser la garde"

Cependant, il faudra ré-étudier la loi de programmation militaire pour 2015 jugée "irréaliste".



Sur le plan du budget, je me félicite que le Président assure qu'il ne baissera pas. Il est important que la France, seul pays de l'Union Européenne faisant un effort conséquent en matière de défense avec le Royaume-Uni, continue de préserver et d'amplifier son indépendance militaire. Baisser la garde, c'est se priver à long terme d'une réelle influence sur la destinée du monde.
Cependant, j'attends de voir ce que signifie ce ré-examen de la loi de programmation militaire amenant au modèle des armées 2015.


Puis, il a proposé des négociations en vue d'interdire les missiles susceptibles de contenir des têtes nucléaires sol-sol de portée intermédiaire.
Cette fois, je me félicite une fois de plus, puisque cette initiative, si elle aboutit, ce qui est très loin d'être fait, conduirait à un abaissement mondial des risques militaires.
Ceci s'ajoute à la réduction d'un tiers de notre armement nucléaire, et-ce, changement notable, sous la vérification d'experts internationaux indépendants :


"Après cette réduction, notre arsenal comprendra moins de 300 têtes nucléaires. C'est la moitié du nombre maximum de têtes que nous ayons eu pendant la guerre froide."



Note :
Ce sujet s'appuie sur deux articles du Figaro :
http://www.lefigaro.fr/politique/2008/03/21/01002-20080321ARTFIG00610-defense-la-france-ne-baissera-pas-la-garde.php

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Publié dans Brèves

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B
Sur la question du nucléaire, je suis d'accord avec toi. Elle pose à elle seule la question d'une défense européenne "complète". J'entends par là non pas la seule coopération plus ou moins aboutie que l'on propose à l'heure actuelle.ok pour le reste
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H
On pourrait arguer que le gouverneur de la BdF fait partie de l'instance décisionnelle de la BCE, mais en étant honnête... Cela fait bien longtemps que nous avons perdu beaucoup de notre indépendance. Mais pas au point de céder notre puissance nucléaire (que nous sommes seuls en Europe à pleinement détenir, il me semble que la Grande Bretagne ne peut utiliser l'arme nucléaire sans l'accord des US... mais je ne suis plus très sûr de ce point)Un exemple de cette perte d'indépendance autre que la monnaie ?Aujourd'hui, nos députés ont un rôle bien moindre. Toutes les lois communautaires sont hiérarchiquement supérieures au lois françaises. En théorie, seule la Constitution a plus d'autorité que ces lois, mais elle est modifiée dès qu'elle entre en conflit avec Bruxelles. Douce hypocrisie.
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B
donc la France, sauf à soritr de l'€uro, n'a plus de pouvoir décisionnel.
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B
Pour autant, nous ne décidons plus de nos tux d'intérêts, pas plus que de la masse monétaire émise.nous ne nous occupons de nous mêmes, en totale indépendance, que de l'application des décisions bruxelloises.
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H
Un léger détail : l'émission de la monnaie est un poste tellement régalien qu'il est toujours assuré par la BdF :p (voir ci après)A part ça, on est d'accord sur le fait que vous parliez à très long terme, suffisamment long que je ne le voie jamais. Je doute encore de l'utilité d'une telle mesure tant que les Etats seront indépendants.La Banque de France a pour missions dans le domaine dela monnaie fiduciaire :• la fabrication des billets. [...]• la mise en circulation des billets et pièces en euros.[...]• l’entretien de la monnaie fiduciaire. [...]• le contrôle de la filière fiduciaire dans le cadre défini parle décret n° 2005-487 du 18 mai 2005 relatif au recyclagedes pièces et des billets en euros.
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