Bataille du PS !

Publié le par Buffalo (de l'Equipe de Débattons !)

M. Hollande se relance pour le contrôle du parti de gauche. Certes, pas sous son nom propre, puisque comme il l'a annoncé il ne se représentera pas pour le poste du premier secrétaire qu'il occupe actuellement, mais il entend bien présenté une motion "hollandiste", sans doute avec deux objectifs en vue : éviter qu'un présidentiable, c'est-à-dire Mme Royal ou M. Delanoë principalement, prenne le parti et compter ses partisans.
Tout cela sent donc 2012 !

Ainsi, un texte préalable à une future motion sera présenté dans les prochaines semaines. Il ne se représente pas car il "[veut] prendre du champ", sans "s"exclure" pour 2012.

«Il faut incarner le centre de gravité du parti pour dissuader Ségolène Royal et Bertrand Delanoë d'y aller. Ils n'ont pas tant de force que cela derrière eux» selon un élu qui assistait à une rencontre réunissant les principaux soutiens de l'actuel premier secrétaire au sein du parti. Cela alors que 40% des sympathisants socialistes préfèreraient M. Delanoë, ce qui le place désormais devant Mme Royal à ce poste.
M. Hollande désire éviter que ce dernier devienne seulement une rampe de lancement pour la présidence, et aussi sans doute qu'une victoire de l'un ou de l'autre des deux prénommés annihile ses propres chances.

Le risque étant, en cas de victoire "hollandiste" que le PS s'enfonce encore plus dans un consensus mou, évitant le débat de fond nécessaire au renouveau de ce parti, comme dans l'après-2002.
Les militants vont donc devoir choisir le risque qu'ils désirent prendre : consensus maintenant, puis bataille en 2011, ou bataille dès aujourd'hui, au risque de ne pas débattre à l'approche de 2012.
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Publié dans Politique politicienne

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A
La désignation de prochain premier secrétaire du PS se base sur deux enjeux:- choisir ou non un présidentiable pour mener la rénovation du PS et, en cas de succès, le choisir légitimement comme candidat en 2012, au risque que des échecs aux européennes et régionales ne le fragilisent;- choisir une des différentes lignes politiques qui existent au sein du PS afin d'en faire la base du futur projet de gouvernement.Personnellement, je ne pense pas qu'il s'agisse d'une erreur de choisir un des prétendants à 2012 dès cette année. Il aura quatre ans pour prouver qu'il (elle) est capable de mener un parti, de fixer un cap, de construire un projet. S'il (elle) y parvient, il sera alors le mieux placé(e) pour représenter le PS à la prochaine présidentielle.
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