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Publié le par L'Equipe de Débattons !

Dans un avion à réaction, pirouette...

En vue d'un remplacement de sa flotte d'avions de combat, qui compte 63 mirages 2000, les Emirats arabes ont engagé les discussions avec la France, a annoncé l'Elysée dans un communiqué. Le Rafale est un chasseur-bombardier fabriqué par Dassault Aviation, utilisé par l'armée de l'air et la marine française.(1)

Réputé être l'un des meilleurs appareils existants, je ne me souviens pas que la France ait réussi à en vendre un seul jusqu'à présent... Espérons que cela changera.



Martine, vous voilà !

Martine Aubry garde en effet une image positive auprès des militants qui défendent les 35 heures. «Mais attention à l'effet Good Bye Lenin dans l'opinion» [...] Le retour au premier plan de la «Dame des 35 heures» pourrait aussi donner le sentiment d'un bond dix ans en arrière du PS. (2)

Pourquoi donc M. Barotte (le journaliste qui a écrit ces quelques lignes) s'inquiète-t-il ? Le P.S. ne fera pas un bond de dix ans en arrière. Pour la simple et bonne raison qu'il n'a pas évolué depuis cette date.



Connait pas la crise...

Prenant de court la plupart des prévisionnistes, [le chômage] baisse davantage qu'anticipé et retrouve des niveaux jamais vus depuis 1983. Avec un taux de 7,2 % à la fin du premier trimestre, nous voilà revenus sur la barre des deux millions de chômeurs (3)

Est-ce suffisant ? Non. Pourtant cela est mieux que sous les gouvernements précédents... jusqu'en 1983.
"On" peut nous expliquer que cela n'est pas grâce au gouvernement, mais uniquement grâce à la conjoncture économique. C'est évident et très vrais : les gouvernements précédents ont connu la crise, notamment de l'Internet en 2000, alors que celui ci connait le boom des subprimes... A moins que cela ne soit l'inverse !

Loin de satisfaire le gouvernement, l'amélioration des chiffres du chômage doit plus que jamais l'inciter à persévérer dans sa volonté de réorganiser et de fluidifier le marché du travail et de libéraliser l'économie. Car si elle rattrape un peu son retard, la France, coupable d'avoir trop attendu, reste encore à la traîne de l'Europe. À cet égard, le message des grands investisseurs internationaux, réunis cette semaine à La Baule, est éloquent : notre économie doit se rendre plus attractive si elle veut les attirer sur son sol et les inciter à y créer des emplois.

Tout est dit.



Citron


16 nouvelles taxes ont été créées depuis 2003. (4)

Ces taxes prennent alors bien souvent une forme écologique. La taxe sur le poisson, «officiellement présentée comme une taxe pour la préservation de la ressource halieutique », selon la note de la commission, mais qui servira aux marins pêcheurs à faire face au coût croissant du pétrole

L'honnêteté de l'Etat me laisse pantois.

Heureusement,

Le contribuable peut cependant être rassuré, il a déjà évité une taxe sur les mobil homes ainsi qu'un impôt sur la bière, en raison de son incompatibilité avec le droit européen.»

Nous ne serons donc pas pressés jusqu'au bout...



Une histoire de vent et de feuilles....

Le «moment» libéral de Bertrand Delanoë ressemble beaucoup plus à une posture médiatique qu'à une conversion sincère.
[...] Le maire de Paris s'est construit avec la protection de Lionel Jospin, venu de l'extrême gauche, en privilégiant systématiquement l'Union de la gauche en 2001 comme en 2008.[...]

La pratique du pouvoir mise en place depuis 2001 s'inscrit d'ailleurs parfaitement dans cette histoire, loin, très loin des idées libérales, qu'elles soient d'ordre politique ou économique.

La concentration du pouvoir politique dans notre capitale n'a jamais été aussi forte que sous la mandature 2001-2008. Si l'on excepte la création des conseils consultatifs de quartiers en début de mandat, aucune responsabilité nouvelle n'a été accordée aux maires d'arrondissement, qui sont pourtant les mieux placés pour répondre aux problèmes quotidiens des Parisiens.

Une pratique bien peu libérale si l'on considère que le libéral préfère à une intervention publique une intervention des intéressés eux-mêmes, spontanément associés.

Bien peu libéral également le choix de la contrainte comme moyen de politique publique : n'est-ce pas ce qui fut pratiqué en matière de circulation en inventant la congestion comme mode de régulation des déplacements ?

Avec une augmentation de 30 % des frais de fonctionnement de la Ville en sept ans, on ne peut pas dire que Bertrand Delanoë ait participé au recul de l'interventionnisme municipal alors que la société civile a plutôt besoin aujourd'hui de collectivités sveltes et non obèses. On nous parle aujourd'hui d'une municipalisation de la distribution de l'eau qui permettrait soi-disant de faire baisser son coût : est-ce bien raisonnable ? Est-ce bien libéral
?
[...]

Non, décidément, Bertrand Delanoë ne sera pas le Tony Blair «à la française». Trop étatiste, trop attaché à la culture de l'impôt et à la centralisation des décisions, son libéralisme s'arrête à une conception libertaire, à une posture philosophique bien éloignée du vrai libéralisme.(5)

Un résumé pertinent de ces lignes :
    M. Delanoë semble libéral pour être "dans le vent". Et,

Être dans le vent, c'est avoir la conviction d'une feuille morte

Milan Kundera



Hesnoone


(1) http://www.lefigaro.fr/societes-francaises/2008/06/06/04010-20080606ARTFIG00293-les-emirats-interesses-par-le-rafale.php
(2) http://www.lefigaro.fr/politique/2008/06/06/01002-20080606ARTFIG00016-aubry-a-la-tete-du-ps-oui-presidente-non.php
(3) http://www.lefigaro.fr/debats/2008/06/06/01005-20080606ARTFIG00014-chomagela-bonne-voie.php
(4) http://www.lefigaro.fr/impots/2008/02/12/05003-20080212ARTFIG00344-de-plus-en-plus-de-taxes.php
(5)http://www.lefigaro.fr/debats/2008/06/04/01005-20080604ARTFIG00632-non-monsieur-delanoe-vous-n-etes-pas-liberal.php
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Publié dans Politique politicienne

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H
Parfois je me demande s'il y'a une réelle différence entre droite et gauche, dans les actes, en particulier dans le domaine fiscal. Les élus passent, l'Administration reste, et les mauvaises langues diront ques les bureaucrates sont les seuls à avoir un véritable pouvoir. Peut être.En ce qui concerne M. Delanoe,  il est évident que tous nos hommes politiques, bien secondés par nos journalistes, confondent allégrement ultralibéralisme et libéralisme, bien souvent en toute connaissance de cause.Si je ne remets pas en cause le rôle fondamental de l'impôt, tous les libéraux affirment que l'existence d'un Etat de droit stable est absolument nécessaire, et il est évident que cet Etat ne peut vivre que par des impots,  je conteste absolument le fait que près de la moitié de la richesse nationale soit prise et.. gaspillée. Un exemple simple : je mets au défi n'importe quel ministre de me dire combien de fonctionnaires emploie son ministère. Pour ne pas parler d'efficacité de déploiement et d'emploi judicieux des compétences de ses employés.Ne parlons même pas des centaines de lois sans décret... Déprimant :(
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A
Juste une petite remarque : il est ahurissant de voir que, comme tous les gouvernements précédents, ceux qui se sont succédés depuis 2003 aient choisi la voie de nouvelles taxes alors que la droite, pas seulement française, ne cessent de placer en bonne place dans ses programmes électoraux la baisse des impôts directs. Taxer toute la population, c’est bien mieux… prendre aux pauvres pour moins prendre aux riches. On est à des années lumière de l’égalité que nous avons, dans un article précédent, critiqué. Mais, on est encore plus loin de l’équité que nous semblions plébiscité !!<br />  <br /> Sur Delanoë (si l’on met de côté le fait que l’extrait cité soit tiré du site du Figaro sous la plume d’un membre de l’UMP), il y a là encore confusion entre le « vrai » libéralisme et l’ultralibéralisme qui ne conçoit pas qu’un homme politique puisse être « étatiste » et « attaché à la culture de l’impôt ». Assurer la cohésion de la nation et de la société, n’est-ce pas cultiver l’équité et la solidarité entre ses membres ? Le rôle de l’impôt est, dans cette logique, fondamental… vouloir toujours moins d’impôts (et toujours plus de taxes), c’est être un ultralibéral qui rend l’action publique illisible. On multiplie les nouvelles taxes comme on vote de nouvelles lois, sans chercher à rendre plus efficaces celles qui existent déjà et sans veiller à ce que des décrets d’application soient pris !! C’est calamiteux…
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