Un parti plein d'avenir
M. Hollande aimerait un nouveau référendum, mais M. Sarkozy a refermé la porte. Que faire alors, lorsque le Congrès se réunira pour adopter de manière définitive le texte ?
M. Montebourg l’assure, ils n’ont "pas peur d’affronter [leurs] débats". Mais ce débat dérive peu à peu de celui originel, qui concernait le texte lui-même. Désormais les discussions, d’une manière bien peu égocentrique, sont tournées vers le Parti, vers ce que doit faire le Parti. Peu importe la France, peu importe l’Europe, l’important c’est que le parti reste "uni" !
Une solution est alors présentée par de plus en plus de personnes : l’abstention !
"La bonne stratégie est de demander un référendum et de recommander l'abstention", selon Mme Pervenche Berès.
"On ne s'en sort bien que sur l'abstention", selon M. Henri Emmanuelli ; notez le "on" qui permet de se rendre compte que ce sont bien la préservation des intérêts supérieurs de la France qui les préoccupe.
Ne caricaturons pas, tout le monde au PS ne défend pas cette abstention, apporteuse d’idées nouvelles et d’avancées dans le débat.
"L'abstention n'est pas acceptable. Nous n'aurions pas d'avis ?", selon Mme Sandrine Mazetier, qui propose donc… une "non participation" (!) qui elle montrerait bien la richesse du vivier d'"avis" du PS.
Rendons grâce toutefois à MM Bernard Poignant et Pierre Moscovici qui estime respectivement que tout cela (les propositions d’abstention) est "ridicule" et que "pour un parti qui veut se rénover, commencer par une abstention n'est pas très positif".
Dernier défenseur du "non", M. Mélenchon qui aimerait feire voter contre, pour que le "oui" n’obtienne pas la majorité des trois cinquièmes, condition sine qua non pour l’adoption du traité par voie parlementaire, afin d’obliger M. Sarkozy a convoqué les électeurs pour un nouveau référendum.
Source : Le Figaro