Au sommet franco-allemand
Plutôt que de reparler une nouvelle fois des manifestations, grèves et autres réjouissances des jours à venir, évoquons le conseil des ministres franco-allemand qui s'est déroulé à Berlin.
Au centre des discussions, l'immigration...
Mais avant cela, les deux pays ont une nouvelle fois rappelé leur hostilité à l'éventuelle possession par l'Iran de l'arme atomique : "Nous sommes sur la même longueur d'ondes: pas d'armes nucléaires pour l'Iran" a déclaré M. Sarkozy lors de la conférence de presse commune. Mme Merkel a pour la fois évoqué la possibilité de frapper ce pays de nouvelles sanctions, commerciales, y compris sans intervention de l'ONU, se rapprochant ainsi des visions partagées entre autres par MM Bush et Sarkozy.
Puis, il a estimé que le premier adversaire de l'immigration légale était l'immigration clandestine. De plus, selon lui, "si on n'a pas le courage de maîtriser les flux migratoires, on ne réussira pas l'intégration car nos systèmes sociaux explosent".
"Nous voulons accueillir dignement beaucoup de gens, nous voulons leur donner un logement, un travail mais nous disons que nous ne pouvons pas accueillir tout le monde" a-t-il dit par ailleurs.
A l'immgré "la volonté d'accueillir et la volonté de respecter la culture du pays d'accueil". Cette déclaration n'est pas une surprise de la part du Président de la République, et ne nécessite que du bon sens quant à sa compréhension. Il entend en effet par-là que le nouvel arrivant doit respecter "les lois, la langue et le culture" de leur pays d'adoption.
Mme Merkel a elle précisé que "les Allemands" également "doivent faire preuve d'ouverture", car l'immigration exige un "accueil humain".
Il s'agirait désormais pour ces deux pays d'examiner ce qu'ils peuvent faire en commun dans cette question, et notamment défendre des positions communes au sein de l'UE.