Démocratie estudiantine !

Publié le par Buffalo (de l'Equipe de Débattons !)

* Blocage des universités :

Sans rappeler une évidence, le blocage d'une université est illégale, voici ce que j'ai trouvé sur le site internet de Libération d'aujourd'hui...
"A Rennes II, après une après-midi confuse hier, qui a vu une AG voter la poursuite du blocage puis un vote à bulletins secrets décider du contraire (à 62% des 3290 votants, sur 18000 étudiants à Rennes 2), des étudiants continuaient ce matin à bloquer l'entrée des amphithéâtres.
(...)
Le président de l'Unef, Bruno Julliard, a également condamné aujourd'hui la poursuite du blocage de Rennes II, au nom du «respect du vote majoritaire»: «Lorsqu'il y a un vote légitime, qu'il soit à bulletins secrets, comme c'était le cas à Rennes, ou en assemblée générale, la décision doit être respectée.»"

Ainsi, oui, un vote à main levée, organisée par des personnes totalement indépendantes de ceux qui désirent le blocage, dans un amphi que l'on essaie pas de bourrer de sympathisants à la cause, tout en n'empêchant surtout pas un trop grand nombre d'anti-blocage connus de rentrer, est bien un vote légitime. Si, si, M. Julliard l'a dit !
J'ai même entendu un étudiant à l'instant, sur France info, défendre le vote obtenu dans l'AG car il s'agit de "démocratie directe" !!!

Saluons toutefois la responsabilisation du PS et de la CGT, qui bien que favorable au mouvement, condamne les blocages :

Mme Filipetti, porte-parole du groupe PS :
«On comprend le mouvement mais nous ne sommes pas favorables au blocage des facs."
M. Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-cheminots, a «mis en garde» contre le «risque de dérapage au niveau de la sécurité» en cas de blocage des gares.


* Par un hasard fortuit, il y avait vote ce jour (à bulletins secrets,mais quelle horreur !) dans mon établissement scolaire pour le Conseil des Etudiants et de la vie Universitaire et pour le Conseil d'Admnistration. J'ai sous la main la profession de foi de l'UNEF (toujours l'UNEF, oui, mais c'est la rançon du scrutin lorsque l'on est le premier syndicat étudiant de France). Il se présente à vous :


"Qu'est-ce que l'UNEF ?

Présente sur l'ensemble des Universités de France, l'UNEF (Union Nationale des Etudiants de France) est la première organisation syndicale étudiante. Indépendante des partis politiques (...)"



Ces derniers mots ont titillé ma légendaire curiosité ! Vite, un tour sur wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Unef)...

"Globalement, les militants de l’UNEF ne se réclament pas de l’apolitisme, qui leur semble être la porte ouverte au corporatisme, mais de l’indépendance politique. Ce choix leur permet d'affirmer que les décisions de l'UNEF se prennent en son sein, et non pas sous l'influence d'une organisation politique. Ils peuvent ainsi élargir leur horizon de réflexion, s’ouvrir à l’ensemble de la société et par conséquent de ne pas s’enfermer dans le cadre du monde universitaire. L’UNEF se veut donc indépendante des partis politiques afin de pouvoir conserver son aptitude à fournir des réponses à toutes les problématiques étudiantes et sociales, sans qu'un positionnement politique ne vienne limiter le débat et ses moyens d'action."



Cependant...



"Selon la direction actuelle de l'UNEF, en 2001, la réunification entre l'UNEF-ID et une petite partie de l'UNEF dite SE a élargi l'audience du syndicat, lui permettant de distendre ses liens avec les partis politiques. L'explosion de la Gauche Socialiste en 2002 a consacré la rupture définitive entre la direction de l'UNEF et Julien Dray. La direction de l'UNEF suit alors Jean-Luc Mélenchon au courant Nouveau Monde, avec Henri Emmanuelli, puis Henri Emmanuelli au NPS, ce qui conduit à l'union de l'ancienne majorité avec la tendance dirigée par des militants de "Nouvelle Gauche", héritière de la tendance dite rocardienne de l'UNEF-ID."

"L'actuel président de l'UNEF, Bruno Julliard, a été responsable du mouvement des jeunes socialistes en Haute-Loire jusqu'en 2003. Plusieurs membres du Bureau national ont signé le texte NPS présenté au congrès du Mans par Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, Benoit Hamon et Henri Emmanuelli. Dans une interview publiée sur le site du CME (Conservatoire des mémoires étudiantes), Pascal Cherki, ancien de l'UNEF-ID et de SOS-Racisme, actuel adjoint au maire de Paris et dirigeant du NPS, revendique son rôle dans la rupture de l'UNEF avec Julien Dray et la mise en place d'une nouvelle direction."




Ah la la... Indépendance, quant tu nous tiens !
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Publié dans Economie-Social

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