Le Réagissez de ce dimanche !
Plusieurs militants de ce syndicat [l'UNEF] ont été exclus par la coordination contre la loi Pécresse, qui leur reproche d’être dans une démarche de négociation avec le gouvernement.
La tension est montée d’un cran à Lille. Des délégués de l’Unef ont quitté samedi la coordination nationale étudiante contre la loi sur l’autonomie des universités à Lille, en raison des tensions y régnant et du rejet de plusieurs délégations où étaient présents des étudiants de ce syndicat.
Selon une porte-parole de l’Unef, une cinquantaine d’étudiants sur les 150 délégués présents ont refusé de siéger au sein de la coordination, prévue jusqu’à dimanche, plusieurs militants de ce syndicat représentatif ayant été exclus d’entrée de l’assemblée. D’après l’Unef, la coordination leur reproche d’être dans une démarche de négociation avec le gouvernement.
Le sort des délégations litigieuses, dans la plupart desquelles figuraient des militants de l’Unef, a été décidé «au cas par cas», selon le syndicat, en évoquant pour certaines de réels problèmes comme une étudiante mandatée par une université différente de celle où elle est inscrite.
D’après l’Unef, pour qui «cette coordination n’est plus représentative du mouvement», «le point de clivage est sur la reconnaissance des syndicats étudiants représentatifs et sur le fait que ces syndicats vont négocier avec le gouvernement pour obtenir de meilleures conditions de vie étudiantes».
La coordination exige l’abrogation de la loi, une demande «non négociable». L’Unef, qui ne réclame pas le retrait du texte, avait jugé jeudi «un retour à la normale envisageable» dans les universités si le gouvernement ouvrait des discussions et offrait des «réponses satisfaisantes». Elle a souligné que malgré son retrait de la coordination, elle «appelait les AG à continuer à se mobiliser».
Comme lors des coordinations précédentes, la défiance à l’égard de la presse était très forte, des étudiants se montrant même parfois agressifs verbalement. Les journalistes étaient invités à rester dans une salle. Après quatre heures d’attente sans pouvoir dialoguer avec des membres de la coordination, plusieurs journalistes ont décidé de ne pas rendre compte de l’événement.
Le syndicat indique d’ailleurs clairement que «l’Unef refuse de cautionner cette ambiance très tendue et très violente à la fois vis-à-vis des délégations des étudiants et de la presse».
Enfin, désolé pour cette semaine plus qu'irrégulière en parution, mais Hesnoonne étant très pris par ces études (mais ne le plaignez pas trop, il aimmme ça !), c'est plus difficile pour moi de m'organiser... Ca devrait mieux se passer cette semaine.