Scandale général
Après le début de semaine marqué médiatiquement par les fortes baisses des bourses tout autour du monde, on vit désormais un Société Générale-gate qui dépasse nos frontières.
Je ne vais pas revenir sur le fond financier de l'histoire. Ce qui s'est passé parait très complexe, et toute la lumière n'a pas encore été faite sur cette affaire, selon l'expression consacrée.
Cependant, en parcourant les pages en ligne du Figaro, je suis tombé sur "ça" :
Je suis "choquée par le scandale de la Société Générale."
Il faut que "les sept milliards soient remboursés aux famille qui sont plongés dans l'endettement."
"Quand les Français ont un compte bancaire excédentaire en début de mois et le terminent à découvert, les pénalités tombent. Les banques s'enrichissent sur le dos des plus modestes."
Il s'agit d' "un exemple d'immoralité politique qui doit être sanctionné".
Ces propos sont ceux de Mme Royal, en déplacement électoral.
Revenons point par point :
Je suis "choquée par le scandale de la Société Générale."
Nous le sommes tous. Quelque soit l'arrivée des courses quand on connaîtra le fin mot de l'histoire - activité d'un seul homme, tentative de magouilles, et autres hypothèses et rumeurs qui circulent - il y a visiblement un important problème de sécurité au sein de cette banque, voire de toutes les banques. Et évidemment, nous ne pouvons tous qu'être choqué par l'évaporation d'une telle somme.
Il faut que "les sept milliards soient remboursés aux famille qui sont plongés dans l'endettement."
Déjà, je ne comprends plus : qui doit remboursé quoi, et à qui ? Rembourser signifie rendre de l'argent, mais la Société Générale, si c'est à elle que s'adresse cette injonction, n'a pas de dettes, ne doit rien à ceux qui se sont surendettés. Et comment même rembourser, alors que l'argent s'est évaporé ?
Après M. Besancenot et Mme Buffet qui nous explique qu'il faut ponctionner les bénéfices des entreprises du CAC 40, voilà l'ex-candidate à la présidentielle qui exige qu'une société qui se trouve désormais dans la difficulté, sous des menaces potentielles d'OPA hostile, donne de l'argent qu'elle n'a plus !
"Quand les Français ont un compte bancaire excédentaire en début de mois et le terminent à découvert, les pénalités tombent. Les banques s'enrichissent sur le dos des plus modestes."
C'est vrai, mais quel est le rapport ? Lorsqu'on est à découvert, on a des difficultés car on doit de l'argent à sa banque. Après, bien sûr, on peut trouver les pénalités trop élevées, et elle le sont certainement, mais décidément, je ne vois pas ce que cette question , intéressante et importante malgré tout, à avoir avec l'histoire qui nous intéresse.
Il s'agit d' "un exemple d'immoralité politique qui doit être sanctionné".
Phrase encore plus énigmatique pour moi... Si quelqu'un comprend....