Médias sur le grill
Il est de bon temps ces derniers temps de critiquer les médias, leur supposée connivence avec le pouvoir en place, leur manque d'indépendance.
On remet souvent en cause en France les liens entre les industriels et les groupes de presse. Ainsi sont visés le Figaro (Dassault), Direct 8 (Bolloré), TF1 bien sûr (Bouyges) etc. etc. Je me permets donc de faire plusieurs constatations, en espérant qu'à votre tour vous me direz ce que vous pensez de ces questions.
Tout d'abord, faisons un sort au problème ci-dessus évoqué : les médias sont détenus en France par des grands groupes industriels... justement parce qu'il n'y a pas de grands groupes de presse (je parle bien de presse d'information, et non pas des groupes comme Prisma) français. Ceci étant dit, cela est l'occasion de faire une pierre deux coups : premièrement, l'existence de ces grands groupes de presse n'est pas de fait synonyme de presse de qualité, indépendante du pouvoir, honnête et sérieuse.
Un exemple suffit à le démontrer, celui de la guerre en Irak ; News Corporation, l'empire modial médiatique de Rupert Murdoch, est entre autre leader national de l'information aux Etats-Unis. Bien qu'il ne s'agisse que d'un groupe de presse, sans attaches industriels, il a mené une vaste campagne pro-guerre en Irak par l'intermédiaire de ces nombreux titres (on se souvient notamment de "l'information" selon Fox News ou du "Chirac le ver" du Sun).
A contrario, et cela constitue mon second point, le Figaro, possédé par le groupe Dassault, entreprise française, qui commercialise par exemple le Rafale n'a pas fait campagne pour cette guerre, pour l'entrée en guerre de la France, alors qu'il est l'un des premiers fournisseurs de notre armée.
De plus, j'aimerais également rappeler la déconnection entre actionnariat d'un organe de presse et sa ligne éditorial. Ainsi l'Humanité a ouvert son capital à TF1 et à Lagardère, Libération a pour actionnaire majoritaire Rotschild. Pour autant personne ne les soupçonne de "rouler pour Sarko" !
Pire, Yves de Chaisemartin, conseiller du groupe Carlyle pour l'Europe possède plus de 25% de Marianne. Or le groupe Carlyle, qui compte dans son conseil d'administration nombre des personnalités américaines liés à la défense ou aux groupes de défense, ainsi que George Bush Sr, est connu pour ses liens supposés avec la Maison Blanche, et François Missen a même écrit un livre intitulé Le réseau Carlyle : banquier des guerres américaines. Marianne, à la solde des faucons américains ? Là non plus, personne n'y croit, même pas moi malgré toutes les critiques que je peux faire à cette revue.
Pour finir, revenons sur la polémique de cette fin de semaine, l'affaire du SMS. De deux choses l'une : ou bien l'information rapportée par le Nouvel Obs est erronée, et dans ce cas, la plainte de M. Sarkozy devant la justice se comprend aisément, ou bien l'information est fondée, et dans ce cas, une limite a été franchie ; de quel droit en effet un journaliste peut-il se permettre de s'immiscer, et par la même occasion de nous immiscer dans une histoire de couple, qui ne regarde que ses protagonistes ? De quel droit un journal se permet-il de publier dans ses lignes les communications privées et personnelles, car dans ce SMS, ou en tout cas dans sa version rendue publique, rien n'à avoir avec la politique, de qui que ce soit, même s'il s'agit ici du Président de la République, et d'un Président qui a beaucoup parlé de sa vie privée.
On remet souvent en cause en France les liens entre les industriels et les groupes de presse. Ainsi sont visés le Figaro (Dassault), Direct 8 (Bolloré), TF1 bien sûr (Bouyges) etc. etc. Je me permets donc de faire plusieurs constatations, en espérant qu'à votre tour vous me direz ce que vous pensez de ces questions.
Tout d'abord, faisons un sort au problème ci-dessus évoqué : les médias sont détenus en France par des grands groupes industriels... justement parce qu'il n'y a pas de grands groupes de presse (je parle bien de presse d'information, et non pas des groupes comme Prisma) français. Ceci étant dit, cela est l'occasion de faire une pierre deux coups : premièrement, l'existence de ces grands groupes de presse n'est pas de fait synonyme de presse de qualité, indépendante du pouvoir, honnête et sérieuse.
Un exemple suffit à le démontrer, celui de la guerre en Irak ; News Corporation, l'empire modial médiatique de Rupert Murdoch, est entre autre leader national de l'information aux Etats-Unis. Bien qu'il ne s'agisse que d'un groupe de presse, sans attaches industriels, il a mené une vaste campagne pro-guerre en Irak par l'intermédiaire de ces nombreux titres (on se souvient notamment de "l'information" selon Fox News ou du "Chirac le ver" du Sun).
A contrario, et cela constitue mon second point, le Figaro, possédé par le groupe Dassault, entreprise française, qui commercialise par exemple le Rafale n'a pas fait campagne pour cette guerre, pour l'entrée en guerre de la France, alors qu'il est l'un des premiers fournisseurs de notre armée.
De plus, j'aimerais également rappeler la déconnection entre actionnariat d'un organe de presse et sa ligne éditorial. Ainsi l'Humanité a ouvert son capital à TF1 et à Lagardère, Libération a pour actionnaire majoritaire Rotschild. Pour autant personne ne les soupçonne de "rouler pour Sarko" !
Pire, Yves de Chaisemartin, conseiller du groupe Carlyle pour l'Europe possède plus de 25% de Marianne. Or le groupe Carlyle, qui compte dans son conseil d'administration nombre des personnalités américaines liés à la défense ou aux groupes de défense, ainsi que George Bush Sr, est connu pour ses liens supposés avec la Maison Blanche, et François Missen a même écrit un livre intitulé Le réseau Carlyle : banquier des guerres américaines. Marianne, à la solde des faucons américains ? Là non plus, personne n'y croit, même pas moi malgré toutes les critiques que je peux faire à cette revue.
Pour finir, revenons sur la polémique de cette fin de semaine, l'affaire du SMS. De deux choses l'une : ou bien l'information rapportée par le Nouvel Obs est erronée, et dans ce cas, la plainte de M. Sarkozy devant la justice se comprend aisément, ou bien l'information est fondée, et dans ce cas, une limite a été franchie ; de quel droit en effet un journaliste peut-il se permettre de s'immiscer, et par la même occasion de nous immiscer dans une histoire de couple, qui ne regarde que ses protagonistes ? De quel droit un journal se permet-il de publier dans ses lignes les communications privées et personnelles, car dans ce SMS, ou en tout cas dans sa version rendue publique, rien n'à avoir avec la politique, de qui que ce soit, même s'il s'agit ici du Président de la République, et d'un Président qui a beaucoup parlé de sa vie privée.
Sources et documents en lien avec cet article :
Pages Wikipedia de News Corporation, de Fox News et du Sun, pour le premier paragraphe,
Pages Wikipedia de l'Humanité, de Marianne, du groupe Carlyle, pour le second,
Articles du Nouvel Obs qui a créé la polémique, et du Figaro sur la réponse du chef de l'Etat.
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