Un Réagissez vu d'ailleurs !
M. Sarkozy, entouré de plusieurs ministres, dont celles en charge du dossier Christine Boutin et Fadela Amara, a manifesté au passage un soutien appuyé à cette dernière devant un millier d'acteurs sociaux réunis à l'Elysée.
Le président français Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi une série de mesures pour l'éducation et l'emploi dans les banlieues, mais sans préciser leur chiffrage, et a plaidé pour "l'égalité des chances", promettant une fois de plus de restaurer l'ordre dans les quartiers.
M. Sarkozy, entouré de plusieurs ministres, dont celles en charge du dossier Christine Boutin et Fadela Amara, a manifesté au passage un soutien appuyé à cette dernière devant un millier d'acteurs sociaux réunis à l'Elysée.
Fadela Amara "a tout mon soutien", a déclaré M. Sarkozy, qui a souligné "combien l'ouverture et la diversité (étaient) nécessaires pour que le sentiment d'appartenance à une même nation soit fort".
Il a relevé qu'il y avait "des quartiers dans notre pays où l'on a moins de droits et moins de chances que d'autres". "Nous avons tous appris (...) qu'il ne suffisait pas de créer un ministère de la Ville, de débloquer des crédits (...) pour que dans certains quartiers, de plus en plus d'habitants ne se sentent pas laissés pour compte, abandonnés de tous, mis à l'écart de la République, de ses solidarités et de ses lois", a-t-il dit.
Il a annoncé qu'il y aurait "un représentant de l'Etat par quartier", "à temps plein" à partir "du 1er septembre". Celui-ci sera "doté d'une véritable autorité (...) pour imposer la mise en oeuvre des objectifs" décidés au plan national.
Il a promis de simplifier les relations entre les associations et l'Etat, grâce à un "chéquier" permettant à l'Etat "de régler les petites dépenses en moins de 48 heures".
Dans ce discours qui contenait très peu d'annonces financièrement chiffrées même s'il a promis "la solidarité financière pour les communes pauvres", le président a tout de même annoncé le déblocage d'une enveloppe de 500 millions d'euros, prélevés sur les financements du Grenelle de l'environnement, pour développer les transports en commun et désenclaver les quartiers sensibles.
Côté sécurité, il a annoncé le déploiement de 4.000 policiers supplémentaires en trois ans dans les quartiers sensibles pour y maintenir l'ordre et lutter contre les violences urbaines.
Il a aussi promis de mener une "guerre sans merci à l'endroit des trafics et des trafiquants", guerre dont il "assumera pleinement la responsabilité, les conditions de mise en oeuvre, le suivi, les résultats".
Sur le volet éducation, M. Sarkozy a annoncé la création d'"internats d'excellence" pour les enfants issus de milieux défavorisés.
Il a aussi annoncé la généralisation dans toute la France des écoles de la deuxième chance, destinées à ceux qui ont décroché du système scolaire. Il s'agira d'une "priorité" de sa présidence "comme l'école primaire le fut sous la IIIème République", a déclaré M. Sarkozy.
Le président de la République souhaite aussi des mesures concernant le logement avec un "plan complet en faveur de l'accession sociale à la propriété" en banlieue.
Enfin, M. Sarkozy a annoncé la création d'un "contrat d'autonomie" pour "accompagner vers l'emploi" en trois ans plus de 100.000 jeunes des quartiers en difficulté, en y favorisant les créations d'entreprises. "Dans les quartiers aujourd'hui, un jeune sur deux veut créer son activité. Pour les aider, les professionnels de la création d'entreprise vont être sélectionnés", qui "les accompagneront aussi bien avant qu'après la création de l'entreprise", a précisé Nicolas Sarkozy.
Source : La Libre Belgique.