Etudiants cherchent cours de relations humaines !

Publié le par Buffalo (de l'Equipe de Débattons !)

unef.jpgVoici une affiche deposée au cours des dernières semaines sur nos murs par les militants du syndicat UNEF.


"La mobilisation étudiante prend de l’ampleur dans les universités. Après deux semaines d’assemblées générales massives sur une trentaine de sites universitaires, les étudiants apparaissent plus que jamais déterminés à se faire entendre du gouvernement."
(extrait de la tribune de M. Bruno Julliard-Landau, président de l'UNEF,  dans le journal Libération du 13/11/207).

Est-ce vraiment la bonne solution, s'ils souhaitent réellement se faire entendre par le gouvernement ?


(cet article ne remet pas en cause la liberté d'expression - voir à ce sujet http://unef.fr/delia-CMS/index/article_id-2184/topic_id-135/cp-affiche-sarko.html - mais s'interroge seulement sur les méthodes utilisées par ce syndicat, qui critique souvent le gouvernement de mettre de l'huile sur le feu.)


Publié dans Brèves

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Buffalo (de l Equipe de Debattons !) 17/11/2007 11:01

Eh bien je suis heureux de pouvoir discuter avec vous, mais lorsque nous ne sommes pas d'accord sur tout.Concernant ce que vous pourriez appeler le bon sens de la masse, j'avoue être un peu plus circonspect : sans aller jusqu'à dire que la rue est idiote, j'avoue ne pas très bien la comprendre ces derrniers temps ; de plus, en 1981, c'"est du "haut", grâce à Mitterrant que la peine de mort a été supprimé, alors que les sondages étaient plutôt favorables à son maintien :Au cours du XXe siècle, l'opinion des Français sur la peine de mort a beaucoup évolué. Plusieurs sondages ont montré de grandes différences d'une époque à l'autre. En 1908, le Petit Parisien publiait un sondage dans lequel 77% des interrogés se déclaraient en faveur de la peine de mort. En 1960, un sondage de l'Institut français d'opinion publique (IFOP) montrait que 50% des Français étaient contre la peine de mort et 39% pour. En 1972, dans un autre sondage IFOP, 27% des sondés seulement étaient contre la peine de mort et 63% pour. Enfin, un sondage du Figaro publié le lendemain du vote de la loi d'abolition du 9 octobre 1981 indiquait que 62% des français étaient pour le maintien de la peine de mort.Selon un sondage de l'institut IFOP en 1998[5], 54 % des français sont hostiles à la peine de mort. D'après un sondage réalisé en septembre 2006 par TNS Sofres, 52 % des Français sont opposés au rétablissement de la peine de mort [6].Comme tout sondage sur un sujet de société aussi sensible, l'opinion publique (et dans ce cas l'opinion française) est assez changeante en fonction de l'actualité. Les différents sondages réalisés au cours de l'Histoire ont montré que lors de crimes odieux (particulièrement lorsqu'ils touchent des enfants), l'opinion peut vite revenir à une majorité pour le rétablissement de la peine capitale.source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Peine_de_mort_en_France

Aurélien Royer 15/11/2007 21:16

Et oui, comme je le prédisais au début de nos dialogues, il y a quelques mois, nous démontrons régulièrement que l'on peut être d'accord sur de nombreux points (dans les grandes lignes et dans les principes) même sans être du même "camp" (je mets des guillemets car je n'aime pas ce mot)... en revanche, sur les moyens pour y parvenir, il reste des divergences.Mais le meilleur moyen de faire avancer la France n'est-il pas de discuter, de faire des concessions réciproques et de trouver une voie médiane? C'est ma conception de la politique... et c'est en appliquant cette méthode qu'on pourrait sortir rapidement de conflits sociaux qui doivent exister pour empêcher les politiciens de faire tout ce qu'ils veulent.Car c'est de la rue, et de masse, qu'émane le bon sens... qui peut parfois faire défaut à la France d'en haut ! J'espère que, là aussi, vous êtes d'accord avec moi !

Buffalo (de l Equipe de Debattons !) 15/11/2007 16:56

Tout à fait, sauf que l'électeur moyen de Sarkozy n'appelle pas aux blocages des universités !Ne pas lire le texte et ne pas se prononcer, ou ne pas y être opposé est une chose, ne pas le lire et manifester et bloquer pour obtenir son retrait en est une autre.Bon, j'avoue que j'ai tendance à être légèrement (?) légaliste, et que toutes ces actions qui sortent du cadre de la loi (ces blocages, les dévastations de champs de maïs...) me tapent assez vite sur le système ! Je n'arrive pas à avoir votre patience, alors qu'apparemment, nous sommes en accord sur le fond, càd sur le texte de loi, nous n'avons pas des positions si éloignées que cela me semble-t-il...

Aurélien Royer 15/11/2007 15:00

Je partage tout à fait votre analyse: personnellement, au moment du CPE, je n'ai vraiment compris ce dont il s'agissait qu'en allant chercher sur Internet le texte en lui-même... sauf que l'étudiant moyen (ce qui n'a aucun caractère péjoratif) ne prend pas le temps de lire ces textes de lois qui sont très chiants ! Il est plus facile de croire ce que vous dit un syndicaliste, d'autant plus qu'il arrive à être convaincant face à l' "étudiant moyen".J'ajouterais que c'est le cas partout: l'électeur moyen, qui n'est pas passionné par la politique et qui regarde de loin les débats les plus passionnants, se laisse facilement convaincre par un Nicolas sarkozy, quoi qu'il dise. Quelle autre utilité avaient les orateurs dans l'Antiquité, si ce n'est convaincre les foules du bien-fondé de LEURS idées?

Hesnoone 15/11/2007 09:12

"je constate, n'étant plus dans le monde universitaire, que certains étudiants interrogés par les médias répètent ce qu'ils entendent dans ces AG. Ce sont certains syndicalistes qui mentent mais j'ai l'impression que tous els étudiants n'ont pas compris cette réforme et croient sincèrement ce que leur disent les synidcalistes"Jusqu'ici, nous sommes en grande partie d'accord. Quant à votre conclusion, je la trouve discutable. Ne serait-ce pas plutôt aux étudiants, qui bien souvent se prétendent héritiers des Lumières, de faire preuve d'un minimum d'esprit critique et de ne pas se contenter de répéter stupidement ce que disent quelques syndicalistes dont on sait pertinamment qu'ils ne sont pas objectifs ?Il me semble que tous les textes de lois ou peu s'en faut sont présents sur Internet, alors il n'est guère difficile de se faire sa propre opinion. Mais je conviens que cela est plus fatigant que de simplement ânonner ce qui a été dit par d'autre. Mais sans doute aussi plus gratifiant.