Bleu océan
Les urnes ont parlé. Les Français ont décidé de renouveler leur confiance à M. Sarkozy en offrant à l’UMP une victoire écrasante au premier tour qui sera sans doute confirmée au second. A côté de ce vote de confiance, il y a trois autres conclusions importantes à tirer de ce scrutin :
- L’abstention fut massive. Il y a depuis longtemps déjà un décrochage au niveau de la participation d’un scrutin présidentiel et d’un scrutin législatif. Mais hier, l’abstention fut de 39%, record pour une élection de ce type. Notons cependant que ce surplus d’abstention vient principalement des rangs de la gauche : on se souvient d’un responsable socialiste nous expliqué que M. Royal avait emporté le 1er tour car, avec les annonces de report elle atteignait 37%, hier la gauche et l’extrême gauche ont totalisé 39% ; hausse en pourcentage, mais perte de près de 4 millions d’électeurs !
Cette abstention va sans doute reposer le problème du mode de scrutin.
- La bipolarisation de notre vie politique s’accentue. Au soir du 22 avril, le PS et l’UMP regroupaient 57% des électeurs contre environ 74% aujourd’hui. Les « petits » partis, qui ont traditionnellement des députés, qui n’ont pas réussi, ou qui n’ont pas voulu faire d’alliance sont écrasés : les Verts, le PC, le MoDem. A propos de ce dernier, comme prévu, M. Bayrou va connaître à nouveau une traversée du désert. Cette bipolarisation est bien visible au vu du faible nombre de triangulaires (dû en partie à la faible participation qui obligeait le troisième du scrutin à réunir plus de 20% des voix).
- Autre parti qui souffre : le FN. Dans son cas, la perte de vitesse est très nette : 18% pour M. Le Pen en 2002, 10% il y a deux mois, à peine 5 hier. Il est bon de constater qu’il tombe dans des scores aussi bas, proches de ceux réalisés par les autres extrêmes. Seule Marine Le Pen devrait conserver la possibilité d’être élue.
On constate donc que le vote FN était bien un vote de rejet, et non pas un vote de projet !
Buffalo
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