Sarkozy revient sur son gouvernement
A peine le Gouvernement Fillon II est-il formé, que M. Sarkozy nous explique ses choix, au travers d’une interview au journal Le Parisien d’aujourd’hui, et d’une autre ce soir sur TF1 depuis l’Elysée.
Dans Le Parisien, nous apprenons qu’il désire "aller encore plus vite, encore plus loin" (et devient de ce fait un concurrent pour M. Hollande pour le titre d’Olivier Minne de la politique, lol). Il ne considère pas le second tour des législatives comme un échec ou comme un désaveu : "J'ai gagné pas une, pas deux, pas trois, mais quatre fois." Il constate également que sa large majorité pourrait faire rêver des dirigeants d’autres pays à l’instar de Mme Angela Merkel.
Une nouvelle fois, il confirme qu’ayant pris bonne note de la nouvelle donne politique issue du quinquennat, il sera un président présent et actif, car il estime "les Français m'ont élu pour que je fasse, pas pour que je fasse faire". Sentiment qu’aurait-eu également Mme Royal, je le pense en tout cas, le cas échéant.
Il revient ensuite sur les membres de son Gouvernement ; Ni M. de Castries, ni M. Bertrand n’ont eu Bercy, le premier faisant "trop Cac 40", et "c'était trop tôt" pour le second
Certains, à gauche notamment et bien évidemment, mais aussi à droite, ont d’ores et déjà critiqué ce gouvernement :
- sur l’ouverture, je pense qu’Hesnoone et moi sommes déjà revenus sur l’hypocrisie manifeste du Parti Socialiste sur ce point comme sur tant d’autres dans le passé. Notons cependant que la nomination du socialiste (ou peut-être déjà ex-socialiste) M. Bockel a été critiqué et par la droite et par la gauche alsacienne, chacun dénonçant une « trahison ».
- concernant la moindre place faite aux femmes, en tout cas en pourcentage, je pense qu’il faudrait prendre en considération la place que trois d’entre elles occupent : M. Lagarde à Bercy, M. Alliot-Marie à l’Intérieur et M. Dati à la Justice. Il s’agit de ministère de poids, de ministères régaliens.
Désormais, le temps des élections est passé, le temps de la parole est écoulé. Jugeons les actes !
Buffalo
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