Rupture !
Pour répondre plus profondément à un des commentaires de Nicolas (voir La droite pourra gouverner), où il expliquait que puisque l'interview de Mme Royal était prévue pour être diffusée le lundi, on ne pouvait pas lui reprocher les fuites du dimanche soir, je pense pouvoir affirmer que lorsqu'un livre va sortir le mercredi suivant, qu'on répond à des questions de journalistes le samedi en vue d'une diffusion le lundi, et qu'on s'appelle Mme Royal, c'est-à-dire qu'on fait de la politique depuis plus de vingt-cinq ans, on ne peut honnêtement pas mimer la surprise lorsqu'une telle information « fuie » ! Qu'elle ne l'ait pas désire, peut-être, mais dans ce cas, elle agit comme une amatrice… Bref !
Je désire aussi poser une simple question, mais qui pourrait avoir son importance : depuis quand cette rupture est-elle réellement effective ? On se souvient d'un baiser échangé pendant un meeting durant la campagne, on se souvient de Mme Royal se présentant comme une mère de famille avant d'anôner pour la douzième fois de la journée qu'elle est députée d'une circonscription « rurale » (en insistant bien sur les « r »). Réalité, ou mensonge par omission ?
Désormais, tout porte à croire que les tensions vont encore être plus exacerbées qu'elles ne le sont déjà au sein du PS. Mercredi soir, dans C dans l'air, M. Calvi annonçait que la prochaine étape sera la désignation du chef du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale. Mme Royal y verrait bien Arnaud Montebourg, ce qui ne conviendrait pas à M. Hollande.
En tout cas, Mme Royal pourrait bien avoir du mal à avancer le calendrier de remplacement de François Hollande , ce dernier freinant des quatre fers, et il devrait recevoir le soutien des Strausskahniens et des Fabiusiens pour tenir l'échéance de fin 2008.
Buffalo