ISF, Incitation à Sortir de France ?
Souvenez-vous, suite à une rumeur lancée sur Internet, Mme Royal livre au site du journal 20 minutes sa déclaration de patrimoine le mardi 16 janvier. Nous "apprenions" alors qu'elle paie l'ISF.
L'ISF, et si nous en parlions ?
L'impôt de solidarité sur la fortune, ISF pour les intimes, est un impôt particulier en ce sens où il ne s'adresse qu'aux personnes physiques ayant un patrimoine taxable supérieur à 760 000 euros (au 1er janvier 2007).(1)
Donc, seule une infime partie de la population - dont ceux qui n'aiment pas les riches - est concernée.
Quelles sont les conséquences de cet impôt ?
Ceux qui le soutiennent affirment que cela permet une "redistribution sociale", que cela va inciter les patrimoines aisés à investir au lieu d'épargner. De plus, il s'agirait - et j'insiste sur le conditionnel - d'une source de revenus pour l'Etat français (recette fiscale 2006 : 3.64 Mds d'euros (2))
Je tiens à souligner deux choses sur cet impôt.
Tout d'abord, le déclarant est contraint de préciser et d'évaluer, avec un certain détail, l'intégralité de ses biens : l'ISF serait donc attentatoire à la vie privée. (3)
De plus, l'ISF ferait double emploi avec les droits de succession (qui est aussi un impôt sur le patrimoine), selon certains théoriciens de la fiscalité (4)
Maintenant, le principal défaut : cet impôt n'est pas une source de revenus mais fait perdre de l'argent à la France. Pour vous en convaincre, tout d'abord une citation : « Quand les pays, les uns après les autres, suppriment l'impôt sur la fortune et que nous nous retrouvons parmi les derniers pays à toujours l'avoir, alors il faut prendre ce type de décision [de supprimer l'ISF]. »
Non, il ne s'agit pas de Mme Royal, co-gérante de la SCI La Sapinière, pas non plus de François Bayrou, exploitant agricole non assujetti à l'ISF, qui avait préconisé un temps la suppression de cet impôt avant de faire marche arrière. Il ne s'agit que d' Anders Borg, ministre des Finances du royaume de Suède, le famaux "modèle sociale" tant vanté par une certaine candidate (entre le Poitou et la Charente, si, si, je vous l'assure !)
En effet, le gouvernement suédois a annoncé qu'il supprimera l'impôt sur la fortune dès le mois de septembre 2007. La raison est très simple et emprunte de bon sens : à cause de cet impôt, on estime que 3,2 à 4,2 milliards d'euros de capitaux quittent le pays chaque année. En regard, l'ISF a rapporté à l'Etat suédois 514 millions d'euros en 2005. Il faut donc marquer l'ISF en rouge dans la colonne "pertes"... (5)
Et ce qui est vrai en Suède l'est également en France : l'ISF s'est traduit par
Alors, pourquoi maintenir cet impôt ? Par idéologie sans doute... A moins que ce ne soit une habitude franco-française : Louis XIV a fait fuir les huguenots - qui étaient alors les créateurs de richesses, les nobles refusant d'"entreprendre" contrairement en Angleterre - Tonton fait fuir les
Aurions nous oublié qu'"il n'est de richesse que d'hommes" ?
Cet impôt est un échec, cessons avec cette vieille idéologie de lutte des classes et supprimons-le !
Hesnoone
(1) http://www.impots.gouv.fr/portal/dgi/public/particuliers.impot?pageId=part_isf&espId=1&impot=ISF&sfid=50
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Imp%C3%B4t_de_solidarit%C3%A9_sur_la_fortune
(3) idem
(4) idem
(5) http://www.contribuables.org/2007/03/30/contre-l%e2%80%99exode-fiscal-la-suede-abolit-l%e2%80%99isf/
(6) idem
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Imp%C3%B4t_de_solidarit%C3%A9_sur_la_fortune
L'ISF, et si nous en parlions ?
L'impôt de solidarité sur la fortune, ISF pour les intimes, est un impôt particulier en ce sens où il ne s'adresse qu'aux personnes physiques ayant un patrimoine taxable supérieur à 760 000 euros (au 1er janvier 2007).(1)
Donc, seule une infime partie de la population - dont ceux qui n'aiment pas les riches - est concernée.
Quelles sont les conséquences de cet impôt ?
Ceux qui le soutiennent affirment que cela permet une "redistribution sociale", que cela va inciter les patrimoines aisés à investir au lieu d'épargner. De plus, il s'agirait - et j'insiste sur le conditionnel - d'une source de revenus pour l'Etat français (recette fiscale 2006 : 3.64 Mds d'euros (2))
Je tiens à souligner deux choses sur cet impôt.
Tout d'abord, le déclarant est contraint de préciser et d'évaluer, avec un certain détail, l'intégralité de ses biens : l'ISF serait donc attentatoire à la vie privée. (3)
De plus, l'ISF ferait double emploi avec les droits de succession (qui est aussi un impôt sur le patrimoine), selon certains théoriciens de la fiscalité (4)
Maintenant, le principal défaut : cet impôt n'est pas une source de revenus mais fait perdre de l'argent à la France. Pour vous en convaincre, tout d'abord une citation : « Quand les pays, les uns après les autres, suppriment l'impôt sur la fortune et que nous nous retrouvons parmi les derniers pays à toujours l'avoir, alors il faut prendre ce type de décision [de supprimer l'ISF]. »
Non, il ne s'agit pas de Mme Royal, co-gérante de la SCI La Sapinière, pas non plus de François Bayrou, exploitant agricole non assujetti à l'ISF, qui avait préconisé un temps la suppression de cet impôt avant de faire marche arrière. Il ne s'agit que d' Anders Borg, ministre des Finances du royaume de Suède, le famaux "modèle sociale" tant vanté par une certaine candidate (entre le Poitou et la Charente, si, si, je vous l'assure !)
En effet, le gouvernement suédois a annoncé qu'il supprimera l'impôt sur la fortune dès le mois de septembre 2007. La raison est très simple et emprunte de bon sens : à cause de cet impôt, on estime que 3,2 à 4,2 milliards d'euros de capitaux quittent le pays chaque année. En regard, l'ISF a rapporté à l'Etat suédois 514 millions d'euros en 2005. Il faut donc marquer l'ISF en rouge dans la colonne "pertes"... (5)
Et ce qui est vrai en Suède l'est également en France : l'ISF s'est traduit par
la délocalisation de plus de 100 milliards d'euros de capitaux depuis sa création. Selon un rapport du sénateur Marini, au cours de la seule année 2005, il a poussé 650 contribuables, « pesant » 2,2 milliards d'euros, à quitter notre pays. Pour l'Etat, ces départs génèrent un coût fiscal de 2,5 milliards d'euros de manque à gagner – encore ce calcul ne prend-il pas en compte les effets induits de l'ISF (emplois créés à l'étranger et pas en France, découragement des initiatives et des investissements…), dont les plus pauvres de nos compatriotes, à commencer par les chômeurs, font les frais aussi bien que les « riches ».(6)
Alors, pourquoi maintenir cet impôt ? Par idéologie sans doute... A moins que ce ne soit une habitude franco-française : Louis XIV a fait fuir les huguenots - qui étaient alors les créateurs de richesses, les nobles refusant d'"entreprendre" contrairement en Angleterre - Tonton fait fuir les
contribuables, parmi lesquels les dirigeants d'entreprise sont très nombreux, qui ont eu depuis six ans à leur disposition 10 à 15 milliards d'euros de capitaux qu'ils ont pu investir ailleurs qu'en France. (7)Et si nous regardions la réalité en face ? Cet impôt ne rapporte pas d'argent. Au contraire, il fait fuir les entrepreneurs à l'étranger où ils créent emplois et valeurs ajoutées.
Aurions nous oublié qu'"il n'est de richesse que d'hommes" ?
Cet impôt est un échec, cessons avec cette vieille idéologie de lutte des classes et supprimons-le !
Hesnoone
(1) http://www.impots.gouv.fr/portal/dgi/public/particuliers.impot?pageId=part_isf&espId=1&impot=ISF&sfid=50
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Imp%C3%B4t_de_solidarit%C3%A9_sur_la_fortune
(3) idem
(4) idem
(5) http://www.contribuables.org/2007/03/30/contre-l%e2%80%99exode-fiscal-la-suede-abolit-l%e2%80%99isf/
(6) idem
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Imp%C3%B4t_de_solidarit%C3%A9_sur_la_fortune
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