Comment assumer le fait..que ce n'est pas de sa faute
"J'assume sans problème ma part de responsabilité", nous informe Mme Royal dans un entretien accordée à Paris-Match de cette semaine, avant de préciser, dans la même phrase, que ce "qui nous a le plus manqué, c'est le temps pour mener jusqu'à son terme la mutation de notre parti et son projet politique. Les Français ont bien senti cet inachèvement, et entre nous, ces décalages, parfois ces contradictions qui persistaient"
"Les procès en hérésie qui m'ont été faits en pleine campagne nous ont coûté combien de millions de voix?", se demande Mme Royal. "L'hérésie d'hier devient le moteur de la rénovation et la doctrine de demain."
On peut donc se demander quelle part de responsabilité assume-t-elle, et quelles conclusions en a-t-elle tiré. Il me parait contradictoire de déclarer qu'elle a manqué de temps, alors qu'elle s'est préparée depuis la fin 2005 (je ne me souviens pus de la date exacte où elle annonçait que si elle était la mieux placée, elle se présenterait, mais c'était en 2005, avant même son voyage pour soutenir Mme Bachelet), et que de toute façon, elle n'a rien fait pour collaborer avec le parti une fois désignée candidate. Du temps en plus ne l'aurait pas permis de mener à son terme une mutation qu'elle n'avait même pas entamé.
Elle se plaint desprocès en hérésie, mais elle semble oublier les lauriers que les médias lui ont tressés pendant de nombreux mois, ce qui a eu un impact non négligeable sur sa désignation. Combien de voix de militants tout d'abord, puis ensuite de sympathisants socialistes les articles la présentant comme la Madone des sondages lui ont-ils donné ?
Non, bien sûr, cela ne compte pas ! La défaite est indubitablement dûe au temps et aux autres, médias et camarades socialistes !
P.S. : Le blog devrait se poursuivre, une fois le temps s'installer dans nos nouvelles villes et de trouver des accès à internet réguliers !