Second tour en direct

Publié le par Buffalo (de l'Equipe de Débattons !)

J'ai suivi les soirées électorales sur les chaines de télévision nationales. En voici mes impressions à chaud :


1/ 20h-21h, TF1.
Tous les grands responsables politiques se sont exprimés dès a présent, ce qui permet d'avoir une bonne tonalité des propos qui seront tenus ce soir.
La gauche appelle à un changement de politique, car le pays ne voudrait plus de celle menée à l'heure actuelle. On devrait donc leur demander quelle élection donne à un camp l'iniative et les responsabilités, quelles élections structurent la vie politique au niveau national.
Mme Royal a subliminalement rappelé son acte de candidature à la tête du PS.
Chose étrange de la part du MoDem : M. Bayrou et Mme de Sarnez ont critiqué le maintien de la liste UMP à Pau, dirigée par le maire sortant, qui serait une manoeuvre (presque 28% au premier tour tout de même), voire une magouille politicienne (cette dernière expression n'a pas été utilisée) pour l'empêcher d'accéder à la mairie. C'est étonnant que lui ai le droit de s'associer tantôt avec la droite, tantôt avec la gauche, ou encore de se maintenir, mais que la droite, dont il se dit indépendant, doive à ses yeux s'écarter pour ne pas le gêner dans ce qu'il semble considéré comme son territoire.

On attend toujours à cette heure les résultats de Marseille et de Paris (même si pour cette dernière, le suspense n'est  pas énorme). Les résultats données pour le moment confirme la poussée de la gauche dans les très grandes villes, mais il semble que la droite résiste mieux dans les moyennes bien que cela ne remette pas en cause la victoire de l'opposition.
Peu après vingt heures a été donné par TF1 un chiffre de 49,5% et de 47,5% des voix au niveau national respectivement pour les listes de gauche et de droite (chiffre à confirmer).


21h-21h30, France 2 :
Marseille resterait à droite, les listes Gaudin l'emporteraient sur celle Guérini.
M. Hollande, du siège du Parti socialiste, se satisfaisant de sa victoire, demande à M. Sarkozy d'entendre le message des Français. Mais quel est ce message ?
Principalement, un agglomérat d'impatience face à des résultats pas encore entrés dans la phase de concrétisation, et d'incompréhension face au style du Président de la République, quelque peu inhabituel.
Sur le premier point, le PS feint de croire que la droite va changer sa politique. Un gouvernement ne peut changer du tout au tout sa politique tous les ans, selon les résultats des élections locales, vu qu'elles sont locales !
Sur le second point, M. Sarkozy n'a pas attendu ce soir pour peu à peu faire évoluer ce style tant décrié, la baisse dans les sondages l'ayant amené déjà à être moins présent, et à être plus "président".
Enfin, on peut caractériser la relation qu'il existe entre les Français et la gauche d'amour vache : les citoyens votent pour elle entre les présidentielles, entretenant l'idée au sein du PS qu'il serait majoritaire, qu'il n'aurait pas besoin de se transformer, avant de le gifler aux présidentielles suivantes.
Une nouvelle fois, la gauche ne gagne pas l'élection, c'est la droite qui la perd, tout comme en 2004.


Reste de la soirée, France 3 :
Pas grand chose à rajouter pour le moment, pour être franc.
Bonne nuit à tous.
Publicité

Publié dans Municipales 2008

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
B
Ok, je vois ce que tu veux... Elle ne devait pas être loin du ridicule.
Répondre
A
Le PS avait bcp critiqué Keller qui avait, les larmes aux yeux, commenté son faible score du premier tour, l'accusant de jouer sur l'affectif pour rattraper son retard. En gros, la maire de Strasbourg avait expliqué qu'elle avait été jugée sur son apparence de femme autoritaire et non sur un bilan qui semblait flateur et elle avait eu une phrase du genre: "voulez-vous que je vous dise que j'ai détruis Strasbourg?" laissant entendre qu'elle n'avait, comme tout élu local, rechercher qu'à satisfaire l'intérêt général.
Répondre
B
- Je me souviens plus de ce qu'a dit Keller et sur ses propos auxquels tu fais allusion. Pourras tu me refraichir la mémoire ?On ne peut reprocher à l'UMP de "combattre" un parti tel le MoDem qui se classe sans ambiguïté dans l'opposition.Parler de "manoeuvres" en faisant comprendre magouilles (c'est en tout cas ce que j'ai cru qu'il voulait faire passer comme message, mais ca reste une interprétation) là où il n'y a qu'un jeu politique et démocratique normal (quoique rare : l'UMP cherchant à faire gagner le PS !) est inapproprié.- Tout ào fait d'accord- Idem- re idem :)
Répondre
A
- les déclarations de Bayrou m'ont tout autant choqué que toi lorsque je les ai entendu: mais chacun sait que la victimisation est une recette qui fonctionne plus souvent qu'elle ne râte (même si, là, comme dans le cas de Fabienne Keller, pleurant à Strasbourg, elle n'a pas marché !). Il n'en demeure pas moins que PS et UMP forment un front commun pour tenter de freiner cette troisième voie, qui les fragilise depuis le 22 avril 2007 ! Le propos est maladroit mais le sens profond n'est pas si impertinent !- sur le changement de politique, il est clair que le problème vient du calendrier... des élections tous les ans, c'est un risque ! Pas de scrutin à envergure clairement national en cours de mandat en est un autre... il faut donc changer les règles !- sur le style, Sarko est en train de changer... il a bien compris qu'il ne pouvait pas continuer comme cela ! Que sa personnalité dérange et, pour une fois, son ego en a pris un coup: jusque-là, il pensait tout réussir, tout maîtriser...- victoire de la gauche par défaite de la droite: le résultat est clair !
Répondre