Post-municipales
Voilà, c'est fait : la défaite tant annoncée de la droite aux élections est arrivée hier au soir. Elle se traduit par la perte de nombreuses grandes villes, et par le recul de la droite dans les villes où elle reste majoritaire.
Les Français ont souhaité dans leur majorité adressé un appel au Gouvernement par le biais de ce scrutin local. Je ne blâme aucunement ceux qu'ils l'ont fait, du fait qu'il n'existe aucun autre moyen pour eux d'exprimer démocratiquement leur mécontentement, absence d'élections réellement à enjeu nationale en cours de législature oblige.
La deuxième phase, celle qui avait suivie la phase initiale d'un Sarkozy encore haut dans les sondages, celle de sa chute dans l'opinion, est désormais close. Un temps politique est marqué par les résultats d'hier.
Déjà le Président s'est fait moins people, désormais, par un coup de vernis dans son équipe présidentiel, par des ajustements au Gouvernement, une troisième phase s'annonce, celle de la nécessaire reconquête du soutien de l'opinion, au moins de son camp, en maintentant le cap des réformes qui ne sont pas au coeur du ressentiment exprimé dans les isoloirs, concentré sur la forme particulière qu'à M. Sarkozy d'exercer la magistrature suprême.
A gauche, on se croit revenu en 2004, au lendemain des régionales, où on s'est cru invincible, "dans le coup". Espérons que cette victoire là n'aura pas le même caractère d'analgésique, et que le PS fera le travail sur lui-même qu'il aurait dû entamer depuis six années déjà. Car être le déversoir des colères et des impatiences ne construit pas à lui seul la légitimité pour une élection présidentielle. Quoiqu'on en dise, la campagne pour sa tête était dans tous les esprits sur la gauche des plateaux télé dimanche soir.
L'extrême droite s'est effondrée : (relativement) peu de triangulaires, peu de votes, peu de gêne occasionné pour les partis de Gouvernement ; les engrenages semblent bels et bien enrayés, sans doute M. Le Pen a-t-il fait son temps et que seul son remplacement pourrait remettre la machine à faire battre la droite (qui n'a pas eu besoin de cela hier) en route.
L'extrême gauche retrouve des couleurs : le PCF stoppe sa chute que l'on constatait élection après élection, et retrouve même des couleurs en obtenant de nouvelles mairies et en battant régulièrment le PS lors du premeir tour dans des sortes de primaires à gauche. La LCR a elle également obtenu de bons résultats dans les municipalités où elle a pu se maintenir (Clermont-Ferrand, Foix, Saint-Nazaire...) (1).
Le MoDem subit une cruelle déception à Pau, puisque ce parti, plus qu'aucun autre, n'existe que par et pour son chef, qui a joué et perdu. Cependant, ces élections étaient les moins évidentes pour ce parti, qui pourrait se refaire une santé dès les prochaines européennes.
(1) http://www.lcr-rouge.org/spip.php?article1275
Les Français ont souhaité dans leur majorité adressé un appel au Gouvernement par le biais de ce scrutin local. Je ne blâme aucunement ceux qu'ils l'ont fait, du fait qu'il n'existe aucun autre moyen pour eux d'exprimer démocratiquement leur mécontentement, absence d'élections réellement à enjeu nationale en cours de législature oblige.
La deuxième phase, celle qui avait suivie la phase initiale d'un Sarkozy encore haut dans les sondages, celle de sa chute dans l'opinion, est désormais close. Un temps politique est marqué par les résultats d'hier.
Déjà le Président s'est fait moins people, désormais, par un coup de vernis dans son équipe présidentiel, par des ajustements au Gouvernement, une troisième phase s'annonce, celle de la nécessaire reconquête du soutien de l'opinion, au moins de son camp, en maintentant le cap des réformes qui ne sont pas au coeur du ressentiment exprimé dans les isoloirs, concentré sur la forme particulière qu'à M. Sarkozy d'exercer la magistrature suprême.
A gauche, on se croit revenu en 2004, au lendemain des régionales, où on s'est cru invincible, "dans le coup". Espérons que cette victoire là n'aura pas le même caractère d'analgésique, et que le PS fera le travail sur lui-même qu'il aurait dû entamer depuis six années déjà. Car être le déversoir des colères et des impatiences ne construit pas à lui seul la légitimité pour une élection présidentielle. Quoiqu'on en dise, la campagne pour sa tête était dans tous les esprits sur la gauche des plateaux télé dimanche soir.
L'extrême droite s'est effondrée : (relativement) peu de triangulaires, peu de votes, peu de gêne occasionné pour les partis de Gouvernement ; les engrenages semblent bels et bien enrayés, sans doute M. Le Pen a-t-il fait son temps et que seul son remplacement pourrait remettre la machine à faire battre la droite (qui n'a pas eu besoin de cela hier) en route.
L'extrême gauche retrouve des couleurs : le PCF stoppe sa chute que l'on constatait élection après élection, et retrouve même des couleurs en obtenant de nouvelles mairies et en battant régulièrment le PS lors du premeir tour dans des sortes de primaires à gauche. La LCR a elle également obtenu de bons résultats dans les municipalités où elle a pu se maintenir (Clermont-Ferrand, Foix, Saint-Nazaire...) (1).
Le MoDem subit une cruelle déception à Pau, puisque ce parti, plus qu'aucun autre, n'existe que par et pour son chef, qui a joué et perdu. Cependant, ces élections étaient les moins évidentes pour ce parti, qui pourrait se refaire une santé dès les prochaines européennes.
(1) http://www.lcr-rouge.org/spip.php?article1275
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